Voyager en Bolivie
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 26 octobre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 17/03/2026, information toujours valable à la date du jour
Zones déconseillées sauf raison impérative (orange sur la carte)
En raison des trafics (stupéfiants, contrebande) et de l’importante quantité d’armes en circulation, il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre ou de séjourner dans la zone frontalière avec le Brésil. Il est recommandé de ne pas s’attarder lors du passage aux frontières terrestres avec le Brésil, notamment à Guayaramerin (département de Béni).
Zone de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)
Le reste du pays est placé en vigilance renforcée.
Il est recommandé de s’inscrire sur le service Fil d’Ariane, notamment dans le cas de déplacements dans des zones isolées (Salar de Uyuni, Sud Lipez, Sajama, Amazonie) ou dans des régions difficiles d’accès, et surtout en saison des pluies (de décembre à avril pour les Yungas, l’Alto Beni, le Beni, etc.) afin de renseigner sur la plate-forme les itinéraires prévus.
Terminal d’autobus de La Paz
De nombreux touristes passant par le terminal d’autobus de La Paz sont victimes de vol. Il est recommandé d’être particulièrement attentif à ses bagages.
Santa Cruz
La délinquance est plus élevée dans la région de Santa Cruz que dans le reste du pays (possibilité d’agressions armées). Il convient d’être particulièrement vigilant lors de ses déplacements.
El Alto
Il convient d’être attentif aux pickpockets qui sévissent sur la Feria, et de ne pas s’y rendre avec des objets de valeur.
Abords et îles du Lac Titicaca
Il est recommandé d’être attentif à l’état des embarcations. Certaines parties de l’Isla del Sol sont parfois interdites aux visiteurs en raison de conflits entre communautés, il convient de bien se renseigner auprès des locaux avant d’entamer des promenades sans guide. Il convient d’anticiper des retards importants lors des trajets en bateau, les bateliers préférant attendre le remplissage des embarcations pour commencer la traversée.
Salar d’Uyuni et sud Lipez
Il convient, dans cette région désertique, de se protéger contre la réverbération le jour, et contre le froid la nuit. A noter que les déplacements la nuit dans le sud Lipez, et particulièrement à la frontière avec le Chili, sont à proscrire à moins d’être accompagné par une agence dûment autorisée par les autorités locales. Des contrôles de police peuvent avoir lieu.
On recense régulièrement des accidents - parfois mortels - de véhicules 4x4 d’agences de tourisme circulant sur le Salar de Uyuni. Il est fortement recommandé de sélectionner une agence de tourisme sérieuse (les recommandations sur les sites de voyages ne sont pas toujours fiables), de s’assurer du bon état général du véhicule et de refuser avec fermeté de voyager dans un véhicule qui ne disposerait pas de toutes les ceintures de sécurité. Il est conseillé de veiller à ce que la vitesse du véhicule ne dépasse pas les 80 km/h. Les trous de la croûte de sel peuvent en effet provoquer une perte de contrôle du véhicule en cas de vitesse trop élevée.
Il est préférable d’éviter de circuler avec son propre véhicule sur le salar d’Uyuni, particulièrement durant la saison des pluies, en raison du risque élevé d’embourbement du véhicule et du manque de structures locales en mesure de porter assistance.
La région d’Uyuni et du sud Lipez ne dispose pas d’une bonne couverture réseau. En conséquence, il est recommandé de prévenir ses proches avant l’organisation d’un tour de plusieurs jours dans cette région.
Route des Yungas
La route cycliste reliant La Paz à Coroico, surnommée la « route de la mort », est un axe dangereux. En raison de l’étroitesse de la chaussée bordée par des ravins, la descente en vélo est réservée aux cyclistes confirmés. Il est vivement recommandé de sélectionner une agence de tourisme sérieuse, de s’assurer du bon état des vélos et des protections (casques, genouillères, coudières) et de rester prudent dans sa conduite.
Andinisme
Il est impératif de faire appel à des guides locaux formés, y compris pour les alpinistes expérimentés. Il existe une association de guides de haute montagne certifiés. Il est également recommandé aux alpinistes de vérifier que leur contrat d’assurance contient des dispositions d’assistance au-delà de 5 000 mètres.
Une acclimatation d’au moins dix jours est fortement recommandée avant toute ascension. De grandes variations thermiques peuvent être enregistrées, notamment à La Paz (entre 15 et 22° C à l’ombre le jour, beaucoup plus lorsqu’on est exposé au soleil ; 0° C ou moins la nuit). En dehors des périodes pluvieuses (de décembre à mai), l’atmosphère est très sèche (40 % au moins d’humidité d’avril à septembre).
Dans toute la région altiplanique (3 000 mètres d’altitude et plus), il convient de se protéger efficacement contre le soleil (crème solaire protection totale -UVA et UVB-, port d’un couvre-chef, de manches longues, de lunettes de soleil filtration montagne, etc.).
Les services de secours en montagne en Bolivie sont limités, privés et sont à la charge des voyageurs. Avant toute ascension, il peut être utile de communiquer ses données d’assurance au secours andin bolivien (SOB – Socorro Andino Boliviano).
Amazonie
Il est fortement recommandé de voyager en Amazonie avec une agence de tourisme et de sélectionner une agence sérieuse. Des cas de violences sexuelles ont été signalés dans la région de Rurrenabaque. La plus grande vigilance est de mise.
Il est vivement conseillé de :
- ne jamais circuler seul ;
- ne jamais s’éloigner du sentier ou de la piste ;
- ne jamais se baigner en dehors des endroits reconnus comme sûrs par la population locale (présence de courants, sauriens, serpents, poissons carnivores, etc.).
Agitation sociale, manifestations, barrages routiers
La situation sociale est souvent tendue en Bolivie et des appels à mobilisation sont régulièrement lancés par toute sorte d’organisations (partis politiques, syndicats, comités civiques…) pour défendre leurs intérêts ou protester contre des mesures adoptées par les exécutifs nationaux ou locaux. Ces mobilisations, qui ne durent en général pas longtemps, peuvent prendre la forme de manifestations, de grèves ou de blocage d’institutions ou d’axes routiers. Elles peuvent facilement dégénérer et devenir violentes.
Il convient de se tenir éloigné des manifestations, de ne tenter en aucun cas de forcer les blocages, d’adapter ses déplacements en conséquence et de faire preuve de la plus grande prudence.
Criminalité et délinquance
La Bolivie n’est pas un pays particulièrement dangereux et les agressions violentes contre les touristes sont assez rares. L’insécurité existe néanmoins, notamment dans les lieux touristiques (gares routières, transports, marchés,…) où une petite délinquance se développe (pickpockets, vol à la tire,…). Il convient donc de se montrer vigilant (voir la rubrique « zone de vigilance » ci-dessous).
Il est recommandé :
- en cas de menace contre sa sécurité, d’appeler des policiers ou des passants qui seraient à proximité, ou encore la réception de l’hôtel ou l’ambassade de France (cf. CONTACTS UTILES ci-contre).
- en cas de contrôle de police, de ne présenter que son passeport et de demander aux policiers de contacter immédiatement l’ambassade de France. En effet, de "faux policiers" (des individus qui parviennent à se procurer des uniformes de police) sont parfois présents dans les lieux touristiques (centres historiques, gares routières, ou à proximité des hôtels bon marché) et profitent de l’autorité conférée par l’uniforme pour isoler les passants et leur soutirer de l’argent par divers moyens. Ne jamais présenter sa carte bancaire à des personnes portant un uniforme de police.
Des cas d’intoxication au Burundanga (scopolamine) ont été signalés. Il s’agit d’une drogue, ayant pour effet une perte de volonté et une amnésie, versée dans les verres à l’insu des victimes (principalement dans des bars ou des discothèques) pour les voler ou agresser sexuellement. Il est recommandé de ne pas laisser son verre sans surveillance dans ces lieux.
Transports et circulation routière
Il convient d’adopter une attitude prudente sur les routes. Il est préférable d’éviter de circuler la nuit, que ce soit en voiture particulière ou en bus. Il convient de vérifier le sérieux et la réputation des compagnies de bus.
Il est conseillé d’utiliser exclusivement les services d’un radio-taxi et de ne jamais monter dans un taxi arrêté en pleine rue (risque de « faux taxi »), notamment aux abords des gares routières. Les faux taxis conduisent leurs victimes dans un endroit isolé afin que des complices (parfois de faux policiers) les dépouillent de leurs objets de valeur et de leurs documents de voyage.
En cas d’excursion avec une agence de voyages dans le Sud de la Bolivie (Uyuni, Lipez), il est recommandé de s’assurer du sérieux de celle-ci (prise en compte des conditions climatiques, présence de téléphone satellite, assurance responsabilité civile pour les groupes en cas d’accident).
Les mouvements sociaux fréquents, et parfois de longue durée, sont susceptibles de bloquer les routes, donc la circulation des personnes, y compris des touristes. Il est recommandé de se tenir informé de la situation et de ne jamais tenter de forcer les barrages.
Si vous devez prendre la route en période de barrages routiers :
- assurez-vous auprès de la compagnie de bus avec laquelle vous voyagez que votre itinéraire ne sera pas affecté par les troubles ; Une carte des routes bloquées est disponible sur le site ABC.
- prenez des mesures pour assurer votre sécurité personnelle en reportant votre voyage ou en changeant éventuellement d’itinéraire ;
- consultez les médias locaux.
Une fois qu’un barrage routier est érigé, il existe un risque qu’il perdure entrainant des difficultés d’approvisionnement d’une ville. Il est recommandé de se maintenir informé de la situation et de constituer, à titre préventif, un stock additionnel de nourriture, d’eau, de carburant, de médicaments et de vêtements chauds.
Risques naturels
La Bolivie se situe dans une région sismique (notamment les régions de Cochabamba et Sucre). Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, consulter la fiche Séismes. En cas de séisme, conserver son calme, suivre les instructions données par les autorités locales et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires (répliques).
En cas de tremblement de terre lors d’un séjour touristique, il est recommandé aux ressortissants français de contacter immédiatement leur famille ou leurs proches ou, en cas de problème de communication avec l’extérieur, de prendre contact avec la Section consulaire de l’ambassade de France à La Paz.
Durant la saison des pluies (de décembre à avril), des glissements de terrain sont fréquents à La Paz en raison de la configuration de la ville. De plus, les inondations sont fréquentes pendant la saison des pluies dans la région de l’Amazonie (départements de Beni et Pando). En cas de fortes pluies, il convient de faire preuve de prudence et de se tenir éloigné des cours d’eau.
Risques spécifiques pour les femmes
La Bolivie est le pays qui, malgré une législation progressiste, connaît les taux de féminicides parmi les plus élevés du sous-continent sud-américain. Les statistiques de violences sexuelles (viol ou agression) sont également élevées.
Des cas d’agressions sexuelles et de viols ont été signalés ces dernières années. Les touristes femmes, en particulier si elles voyagent seules, sont invitées à redoubler de vigilance et à vérifier le sérieux et la réputation des agences de voyage auxquelles elles ont recours, notamment dans des régions plus isolées telles que l’Amazonie (nord du pays).
Tout acte de viol ou agression sexuelle pourra être dénoncé auprès de la police de lutte contre les violences (FELCV – Fuerza Especial de Lucha contra la Violencia - ligne gratuite : 800-10-8004).
Recommandations générales
Il est fortement recommandé :
- de scanner son passeport et son titre de transport, de les conserver en ligne, ce qui s’avère précieux en cas de perte ou de vol ;
- de ne pas se déplacer avec des bijoux ou autres objets de valeur, de ne pas manipuler de fortes sommes d’argent en public, de ne pas conserver son argent ni ses papiers dans une poche accessible ;
- de se méfier des pickpockets qui sévissent dans les sites touristiques et sur les marchés populaires, notamment la « Feria de El Alto » ou encore dans les stations de bus, où des groupes organisés entourent leur victime et détournent son attention pour commettre le vol.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Bolivie (sécurité), mise à jour le 26 octobre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 26 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Mesures liées à la Covid-19
Toutes les mesures de restrictions sanitaires pour l’entrée sur le territoire ont été levées.
Formalités d’entrée
Le visa n’est pas exigé pour les Français séjournant moins de 90 jours en Bolivie (par période de 12 mois calendaires), pour raison touristique ou visite familiale. Les autorités boliviennes demandent que le passeport présenté soit encore valable 6 mois à compter de la date de l’entrée sur le territoire bolivien.
Un cachet d’entrée est apposé sur le passeport à l’arrivée dans le pays. Depuis le 1er août 2022, ce cachet vaut autorisation de séjour de 90 jours. Il n’est donc plus nécessaire de se rendre dans une agence de la migration pour renouveler l’autorisation de séjour par tranche de 30 jours. Les voyageurs doivent exiger l’apposition de ce cachet dès leur entrée sur le territoire bolivien, même par voie terrestre. Dans le cas contraire, il ne leur serait plus possible de quitter le pays sans avoir fait régulariser leur situation et s’être acquittés d’une amende avoisinant les 20 bolivianos par jour de dépassement.
Exception : ce cachet d’entrée n’est pas requis lors du passage frontalier entre La Quiaca (Argentine) et Villazon (Bolivia) en raison d’un accord entre les deux pays. Dans ce cas, le sceau de sortie d’Argentine est considéré « double » et justifie l’entrée régulière sur le territoire bolivien. Cependant, cette règle n’étant pas toujours bien connue aux postes-frontières avec les autres pays, il est préférable de demander l’apposition du cachet d’entrée même à la frontière avec l’Argentine.
Les voyageurs entrant sur le territoire bolivien doivent présenter le formulaire 250 de déclaration sur l’honneur de bagages et de devises ("Formulario de Declaración Jurada de Equipaje Acompañado y Divisas"). Ce formulaire peut être téléchargé en ligne en suivant ce lien http://anbsw01.aduana.gob.bo:7401/viajero/Publico250.jsp.
Un visa spécifique devra être demandé au consulat de Bolivie compétent (section consulaire de l’ambassade de Bolivie en France) pour :
- tout séjour inférieur à 90 jours ayant un motif autre que touristique ou familial ;
- tout séjour de plus de 90 jours, quel que soit le motif (tourisme, études, travail, visite familiale, etc.).
Tout ressortissant français dépassant son droit à séjour en Bolivie sera exposé au paiement d’amendes (par jour de dépassement).
Pour tout séjour de moins de six mois, il est recommandé de s’inscrire sur l’application Fil d’Ariane.
Pour tout séjour supérieur à 6 mois, il est recommandé de s’inscrire au Registre des Français établis hors de France.
Enregistrement obligatoire du domicile pour les touristes et les résidents
Conformément à la législation bolivienne, tout étranger entrant sur le territoire bolivien, par voie aérienne ou terrestre, doit s’enregistrer dans un délai de 48 heures auprès de la Direction Générale de la Migration bolivienne et remplir le formulaire Declaración Jurada de Domicilio en indiquant où il sera logé au cours de son séjour. Cette obligation s’applique également aux résidents étrangers en Bolivie, indépendamment de l’ancienneté de leur résidence dans le pays. Ce formulaire sera vérifié par les autorités douanières à la sortie de Bolivie. Tout ressortissant étranger n’étant pas en mesure de présenter ce formulaire complété s’expose au paiement d’une amende à hauteur d’environ 300 bolivianos.
Enfants mineurs
Tous les mineurs ayant séjourné plus de 90 jours en Bolivie et voyageant avec un seul de leur parent ou sans aucun de leur parent doivent obligatoirement présenter une autorisation de voyage délivrée par le juge des mineurs (Juez del Menor) lors de la sortie du territoire (Adresse : Tribunal Departamental de La Paz, Yanacocha 598, La Paz). Le délai de cette démarche est d’environ deux jours.
Entrée par voie terrestre avec son propre véhicule
En cas d’entrée en Bolivie avec un véhicule motorisé, il convient de demander une autorisation d’importation temporaire à la douane, selon la procédure suivante :
- Remplir le formulaire SIVETUR 249/A ou 249/B selon le cas, soit en ligne, soit au poste frontière.
- Présenter son passeport avec le cachet d’entrée, ainsi que la carte de propriété du véhicule.
- Bien vérifier la durée de circulation octroyée ainsi que le tampon de la douane.
Cette procédure est gratuite. Il est possible de demander une prolongation de la durée de circulation, pour 6 mois maximum, à toute agence des douanes.
Si cette procédure n’est pas effectuée, ou si la durée accordée est dépassée, le véhicule ne pourra pas sortir du pays et sera confisqué.
En Bolivie, les prix de carburant sont subventionnés. Cependant, ces prix ne s’appliquent qu’aux véhicules boliviens. Les voyageurs entrant en Bolivie avec leur propre véhicule paieront donc un prix plus élevé que les résidents. Des difficultés peuvent être rencontrées pour trouver une station acceptant de vendre le carburant de cette manière. Il convient de privilégier les stations YPFB qui sont habilitées à le faire. Pour tout renseignement, il conviendra de se rapprocher de l’agence nationale des hydrocarbures (ANH).
Liste des substances prohibées et des médicaments autorisés
Certaines substances contrôlées contenues dans des médicaments délivrés en France sont considérées comme des produits stupéfiants en Bolivie. L’entrée et la détention sur le territoire bolivien de ce type de médicaments, y compris pour usage personnel, n’est tolérée que dans de strictes conditions, comprenant notamment une autorisation d’importation du ministère bolivien de la Santé, à présenter en douane.
La liste (en espagnol) des molécules concernées est disponible sur le site (en espagnol) de la Direction générale des substances contrôlées. La détention de ces substances non déclarées et non accompagnées du permis d’importation conduira à la mise en détention immédiate de leur possesseur, qui pourra être condamné à une peine de 8 ans de réclusion minimum.
Il est par ailleurs possible d’entrer en Bolivie avec des médicaments ne comportant pas ces substances contrôlées, mais pour consommation personnelle uniquement. La liste (en espagnol) est disponible sur le site du ministère bolivien de la Santé. Ces médicaments doivent être déclarés à l’occasion du passage en douane à l’entrée dans le pays et accompagnés de l’original et de la copie d’une ordonnance détaillée correspondant à la durée du voyage. La prescription devra préciser la dénomination commune internationale (DCI ; nom de la molécule) plutôt que le nom commercial du médicament. L’original de la facture d’achat en pharmacie pourra également être réclamé. Malgré la stricte observation de ces exigences, la douane bolivienne pourra demander au voyageur de laisser les médicaments en dépôt et exiger qu’il effectue des démarches d’importation auprès de l’UNIMED (Unidad de Medicamentos y Tecnologias de la Salud) du ministère bolivien de la Santé.
Argent
Il est recommandé de déclarer correctement à l’entrée et à la sortie du pays le montant d’argent liquide effectivement détenu sur soi. En cas de vérification douanière, la différence entre la somme déclarée et la somme réelle est taxée à hauteur de 30 %.
NB : A l’occasion de la fête d’Alasita (fin janvier), des imitations de billets (bolivianos, euros et dollars) sont mis en vente. Les autorités américaines considèrent que leur détenteur est passible de lourdes sanctions pénales pour contrefaçon de monnaie.
Voyager avec un animal de compagnie
L’organisme en charge des entrées et sorties d’animaux en Bolivie est le SENASAG (Servicio Nacional de Sanidad Agropecuaria e Inocuidad Alimentaria). Il convient de se rapprocher de cet organisme pour vérifier les conditions d’entrée ou de sortie d’un animal en Bolivie. Pour les animaux de compagnie, il est demandé un justificatif d’identification et une preuve de vaccination antirabique.
Franchissement des frontières
Il est formellement déconseillé de traverser, de nuit, les frontières en cas d’absence avérée d’agents de police. En effet, à défaut de tampon d’entrée sur le territoire bolivien apposé sur le passeport, les autorités boliviennes sont en droit d’exiger l’équivalent de 15 € plus une amende journalière de 1 € entre la date présumée d’entrée et la date de sortie effective du territoire pour délit dit d’évasion de frontière.
Perte ou vol de passeport
En cas de perte ou de vol de votre passeport, l’ambassade est en mesure de délivrer un document de voyage (laissez-passer ou passeport d’urgence). Il sera nécessaire de solliciter le transfert du cachet d’entrée en Bolivie sur ce nouveau document auprès de la Direction de la Migration, sur présentation de la déclaration de perte ou de vol émise par les autorités locales.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Bolivie (entrée et séjour), mise à jour le 26 octobre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 26 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Faute de pouvoir justifier d’une couverture sociale, les voyageurs seront exposés au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. En cas d’andinisme en haute-montagne, il convient de s’assurer que l’assurance prend en charge l’assistance au-delà de 5000 mètres.
En Bolivie, les soins doivent généralement être réglés à l’avance (une carte bancaire sera souvent demandée lors de l’admission).
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
La Bolivie a déclenché un état d’alerte sanitaire en raison d’une épidémie de rougeole dans les régions de Santa Cruz, La Paz et Potosi.
Il est recommandé à tous les voyageurs de vérifier, avant leur départ, leur statut vaccinal par rapport à la rougeole et de faire procéder à sa mise à jour, si nécessaire, auprès de leur médecin traitant ou d’un centre de vaccination international.
En cas de survenue de symptômes (fièvre, toux, écoulement nasal, yeux rouges et larmoyants), consulter un professionnel de santé.
Pour plus d’information :
- Site du ministère de la santé
- Site Vaccination info service
Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ. La haute altitude est déconseillée pour les enfants âgés de moins de 7 ans ; des antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constituent une contre-indication, tout comme une grossesse.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée (à pratiquer dans un centre agréé) et est obligatoire en cas d’entrée en Bolivie par la frontière brésilienne amazonienne ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
La transmission du chikungunya reste active en Bolivie.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les pluies et les chaleurs de l’été austral (novembre à avril) favorisent la multiplication des moustiques transmetteurs de ce virus. De ce fait, une épidémie de dengue se déclare chaque année à cette période, notamment dans le département de Santa Cruz, mais des cas de dengues persistent toute l’année.
L’usage des mesures de prévention est indispensable pour les personnes souhaitant se rendre dans les provinces amazoniennes.
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Une vigilance accrue est nécessaire compte-tenu de la présence de la fièvre jaune, dans le nord et l’est de la Bolivie notamment.
Maladie à virus Oropouche
L’infection à virus Oropouche est une maladie transmise par piqure de moucherons ou de moustiques ; la transmission par voie sexuelle et entre une mère et son fœtus sont également fortement suspectées.
Les principaux symptômes associent une fièvre brutale avec frissons, maux de tête, courbatures et troubles digestifs. La prise d’anti-inflammatoires est déconseillée en cas de symptômes. Des complications sévères (y compris neurologiques) peuvent survenir, notamment chez le fœtus. Il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique.
Les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir doivent impérativement consulter un médecin ou un centre de vaccination internationale avant le départ, reconsidérer tout voyage non essentiel en cas d’épidémie avérée et adopter des mesures de protection strictes contre les piqures d’insectes si le déplacement est maintenu.
La prévention repose donc principalement sur la protection contre les piqures d’insectes (utilisation de répulsifs et d’une moustiquaire imprégnée à mailles fines) ainsi que sur l’abstention de rapports sexuels non protégés durant le séjour.
Pour plus d’informations, consulter le site du Haut Conseil en Santé Publique et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Le paludisme est présent dans les zones rurales en-dessous de 2 500 mètres toute l’année et dans le nord du pays (départements de Beni et de Pando, en particulier), mais aussi dans le département de Santa Cruz. Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Mal des montagnes
Le mal aigu des montagnes (MAM) est une maladie survenant en haute altitude (plus de 2 500 mètres de hauteur) lorsque l’organisme n’a pas eu le temps de s’acclimater au manque d’oxygène consécutif à la baisse de pression. Il peut se manifester par des troubles de type respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, nausées, vomissements, troubles du sommeil) qui peuvent être transitoires ou s’aggraver et conduire au décès.
L’identification des symptômes du mal des montagnes peut être difficile : il est essentiel de communiquer en permanence, sans restriction, sur son état physique. De surcroît, les capacités de réflexion et d’action d’une victime du mal aigu des montagnes peuvent être altérées. En cas de survenue de symptômes il est recommandé d’interrompre l’ascension, de redescendre le plus rapidement possible à une altitude inférieure, au minimum en dessous de 4000 mètres, avec un accompagnant et de consulter un médecin.
Toute personne, quelle que soit sa condition physique et son habitude de la randonnée en altitude, peut être confrontée au mal des montagnes. La prévention repose sur des règles essentielles :
- Une adaptation progressive à l’altitude en limitant les efforts physiques les premiers jours ;
- Une ascension lente et progressive (pas plus de 400 m de dénivelé positif entre deux nuits consécutives à partir de 2 500 m) ;
- Une hydratation régulière en évitant les boissons alcoolisées et repas copieux ;
- Ne jamais abandonner une personne malade.
Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ. La haute altitude est déconseillée pour les enfants. La grossesse ainsi que la notion d’antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constituent une contre-indication.
L’arrivée à La Paz peut s’accompagner des problèmes de santé liés à l’altitude La Paz est située entre 3 300 et 3 800 mètres, l’aéroport d’El Alto à 4 058 mètres.
Ayahuasca
L’Ayahuasca, plante hallucinogène inscrite au registre des stupéfiants en France, est utilisée par certaines communautés indigènes lors de cérémonies chamaniques, le plus souvent pratiquées par des individus peu formés.
L’Ayahuasca comporte différents produits ou substances issus de plantes, et sa composition varie donc grandement selon les groupes ethniques, pour en modifier les effets, selon le contexte dans lequel le breuvage est consommé.
Les effets de l’Ayahuasca sont rapides, durables, et génèrent des effets à la fois psychiques (hallucinations, troubles de la conscience et de la mémoire, etc.) et des effets périphériques (troubles cardiovasculaires et digestifs notamment). Le principal danger de l’Ayahuasca est lié à la nature et aux propriétés des différentes plantes utilisées mais aussi à l’incertitude sur sa composition exacte.
L’usage de l’Ayahuasca peut donc avoir des conséquences médicales graves, voire mortelles, notamment pour les personnes présentant des symptômes cardiaques ou sous antidépresseurs. Par ailleurs, les effets psychotropes liés à la consommation de cette plante peuvent être à l’origine d’actes de délinquance graves.
La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie, même lorsque des guides touristiques et des centres d’éco-tourisme proposent des « initiations ». Ces activités ont lieu en outre dans des zones isolées, difficiles d’accès et, en cas d’accident, peu propices à l’arrivée de secours rapides.
Cette pratique est à proscrire.
Ces recommandations et avertissements s’appliquent également à la consommation du cactus San Pedro.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Maladie de Chagas
La maladie de Chagas est une infection due à un parasite transmis principalement par la piqûre d’insectes appelés triatomes. Elle évolue en deux phases : une phase aiguë, souvent asymptomatique ou avec des symptômes bénins comme fièvre, fatigue, et œdème de la paupière ou une lésion cutanée au site de la piqûre (chagome), puis une phase chronique qui peut rester silencieuse ou entraîner des complications graves des années plus tard. Ces complications touchent principalement le cœur, le système digestif et plus rarement le système nerveux. La maladie peut aussi se transmettre lors de transfusion, de transplantation ou de façon congénitale. Le traitement repose sur la prise d’antiparasitaire surtout à la phase aiguë. Les mesures de prévention individuelle consistent principalement à se protéger contre les piqures d’insectes et à éviter les logements ruraux précaires.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Les départements les plus touchés sont ceux de Cochabamba, Chuquisaca, Tarija et Santa Cruz.
Hantavirus
Ces virus sont transmis à l’être humain par des rongeurs sauvages (souris, rats). La contamination résulte essentiellement de l’inhalation de poussières contaminées par leurs urines, déjections ou salive. La transmission interhumaine est exceptionnelle. Les symptômes associent notamment une fièvre et de possibles hémorragies. Des formes graves et mortelles existent.
Afin de diminuer le risque d’infection il est recommandé :
- d’éviter les contacts avec les rongeurs vivants ou morts, leurs excrétions ou leurs nids ;
- de se laver soigneusement les mains après un travail ou une sortie dans la nature ;
- de ventiler les espaces fermés et d’éviter de dormir dans des bâtiments potentiellement souillés.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France.
Chaque année, quelques cas d’hantavirus sont répertoriés dans le pays.
Leishmaniose
La leishmaniose est une maladie parasitaire transmise par la piqûre d’insectes infectés appelés phlébotomes et qui sont surtout actifs la nuit. La transmission entre êtres humains est exceptionnelle. La maladie se présente sous trois formes principales : cutanée (lésions de la peau), muco-cutanée (détruit les muqueuses du nez et de la bouche) et viscérale (atteinte grave des organes internes, souvent mortelle sans traitement).
Il n’existe aucun vaccin ni traitement préventif. La prévention repose sur la protection contre les piqûres, notamment par l’utilisation de moustiquaires et de répulsifs.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Elle peut être contractée dans les zones tropicales humides (Beni, Alto Beni, Yungas, Pando et Chapare).
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Bolivie (santé), mise à jour le 26 octobre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 26 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
A La Paz
- Police touristique : +591 2 222 50 16
- Police de secours : 110
- Police technico-judiciaire : +591 2 237 73 85
- Interpol : +591 2 2378462
- Secours médical : 118
- Services de l’immigration à La Paz : tél. : 211 09 60
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Bolivie (contacts utiles), mise à jour le 26 octobre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 26 octobre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.