Voyager en Éthiopie
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 30 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 30/09/2026, information toujours valable à la date du jour
Région du Tigré
La région est formellement déconseillée. Après deux ans de conflit entre l’armée fédérale éthiopienne et le TPLF (Tigray’s People’s Liberation Front) et malgré la signature d’un accord de cessation des hostilités le 2 novembre 2022, certaines zones de la région demeurent contestées (Tigré occidental, frontières avec la région Amhara), de même que toute la bande frontalière avec l’Erythrée (forte militarisation, présence de nombreuses munitions non explosées datant du dernier conflit). Des affrontements ont eu lieu en novembre 2025 et en janvier 2026 au sud du Tigré et à la frontière avec la région Afar, ainsi qu'à l'aéroport de Mekele en septembre 2026.
Région Afar
Toute la bande frontalière de l’Afar avec l’Erythrée est formellement déconseillée. Des tensions ont été constatées à la frontière avec le Tigré.
Région Amhara
L’ensemble de la région Amhara est formellement déconseillé en raison de combats réguliers et de blocages des axes routiers par les forces gouvernementales ou les mouvements rebelles, y compris les grandes localités, qui sont ponctuellement sujettes à des combats ou des attaques ciblées.
Frontière avec le Soudan du Sud
La zone, qui connaît un afflux massif de réfugiés, est dangereuse en raison de la présence possible de groupes armés impliqués dans le conflit sud-soudanais.
Frontière avec le Soudan
La zone est le lieu d’incursions armées de part et d’autre de la frontière, et de trafics, notamment d’êtres humains. La guerre civile en cours actuellement au Soudan interdit toute entrée dans ce pays.
Frontière avec la Somalie et le Kenya
La zone est particulièrement dangereuse en raison du risque de pénétration d’éléments d’Al Shabaab (dernière incursion en juillet 2022), de la présence d’éléments armés non gouvernementaux et des incidents fréquents entre clans somalis. Le risque d’enlèvement d’Occidentaux dans cette région est réel. Les personnels humanitaires qui sont amenés à y travailler sont invités à se faire connaître à la section consulaire d’Addis Abeba et à s’enregistrer sur Ariane afin de pouvoir être contactés en cas d’alerte. Ils sont invités à suivre scrupuleusement les consignes du service de sécurité des Nations unies et des ONG. La ville de Moyale, frontalière du Kenya, a été le lieu de violences inter-ethniques, et constitue une plaque tournante pour divers trafics. La région frontalière de Las Anod a accueilli plusieurs dizaines de milliers de réfugiés depuis janvier 2023 à la suite d’affrontements à Las Anod (Laascaanood) en Somaliland.
Ouest de la région Oromo
En raison de violents affrontements intercommunautaires et avec les forces fédérales impliquant différents groupes armés, les woredas West-Wellega, East-Wellega, et Horo Guduru sont formellement déconseillés. Les woredas de West Shewa et North Shewa à l’ouest d’une ligne Agere Hywet / Fitche sont également formellement déconseillés.
Région de Gambela
Cette zone est régulièrement soumise aux tensions intercommunautaires ainsi qu’aux débordements des crises affectant le Soudan du sud. En outre, elle est un foyer très actif de choléra.
Région Afar
En raison des tensions à la frontière djiboutienne (où des frappes de drones ont eu lieu ces derniers mois), cette zone est déconseillée, sauf raison impérative.
Suite aux affrontements de novembre 2025 à la frontière avec le Tigré, cette zone est également déconseillée sauf raison impérative.
L’ouest de l’Ogaden (région Somali)
Cette région connaît toujours des épisodes de tensions en raison de violences récurrentes entre clans somalis et de la présence de plusieurs centaines de milliers de déplacés internes.
Région Oromo
Des incidents violents entre communautés impliquant plusieurs groupes armés se produisent dans plusieurs parties de cette région.
Les incidents liés à l’insurrection des milices rebelles en région Amhara ont tendance à déborder sur la partie de la région Oromia située à environ 100 km au nord la capitale Addis Abeba.
Les zones situées aux alentours de Fitche sont formellement déconseillées.
L’axe routier Adama- Mieso, en bordure nord d’une région dans laquelle des foyers de rébellion sont actifs est déconseillé, de même qu’une grande partie des régions Arsi.
Les zones de Gedeo et d’une partie de Guji sont le théâtre de violences interethniques entre Oromos et Gedeos.
Les zones Amaro et Burji peuvent être le théâtre d’affrontements tribaux et d’attaques contre des civils.
La ville de Moyale, frontalière du Kenya, constitue une plaque tournante pour divers trafics et il est déconseillé d’y passer la nuit.
Frontière interrégionale entre Oromia et Benishangul-Gumuz et la zone de Metekel dans la région du Benishangul-Gumuz
Depuis l’été 2018, le district Est-Wellega en région Oromo ainsi que le sud de la zone Kamashi en région Benishangul Gumuz sont le théâtre de conflits, et d’affrontements entre des groupes armés non étatiques et les forces fédérales.
Zones en vigilance renforcée (en jaune)
Les conditions générales de sécurité en Éthiopie permettent :
- de se rendre à Addis-Abeba en étant vigilant à l’égard de l’augmentation de la petite criminalité. Il est nécessaire d’y circuler en voiture ;
- de se rendre en régions d’Ethiopie centrale, Ethiopie du Sud-Ouest et Ethiopie du Sud à l’exception de la zone Gedeo, en se renseignant sur la situation locale (tensions interethniques) avant les déplacements, en privilégiant la voie aérienne pour les longues distances car la circulation routière demeure un important facteur de risque ;
- de se rendre dans le parc national de l’Omo (sauf l’extrême-sud, la zone frontalière avec le Soudan du sud étant formellement déconseillée et déconseillée sauf raison impérative) et d’effectuer des excursions dans la région de la vallée de l’Omo, à l’exception du territoire des Mursi en raison d'incidents récents avec des touristes (les voyageurs sont invités à organiser leur séjour avec des agences de tourisme spécialisées et à privilégier le transport par voie aérienne entre Addis Abeba et Jinka) ;
- de se rendre dans la ville-région de Dire Dawa et Harar et jusqu’en région Somalie sur l’axe principal à condition de privilégier le transport par voie aérienne depuis Addis Abeba et d’appliquer les recommandations de sécurité détaillées ci-dessous. Il convient également de se renseigner sur la situation entre Babile et Djidjiga avant d’effectuer un déplacement ;
- Il est possible de se rendre, y compris par voie routière, d’Addis Abeba à Awassa et Arba Minch et de visiter les lacs. Ponctuellement la situation sécuritaire peut être dégradée. Il est donc fortement conseillé de se renseigner avant de se déplacer dans cette région.
- De se rendre aux Monts Bale, en se renseignant auparavant sur la situation sécuritaire.
Cas spécifique de la dépression des Danakil
Il est possible de se rendre en région Afar, notamment dans la dépression des Danakil, depuis Semera (déplacement en avion depuis Addis Abeba jusqu’à Semera), accompagné exclusivement de professionnels du tourisme.
Avant son départ, et au regard des conditions climatiques extrêmes, il est également recommandé de s’assurer auprès de son médecin traitant que son état de santé permet l’excursion. Elle est formellement déconseillée aux enfants de moins de 15 ans et aux personnes âgées, enceinte ou cardiaques. Il est préférable de se rendre dans la zone au cours de la période la moins chaude qui s’étend d’octobre à mars.
Même parmi les agences spécialisées dans les voyages « extrêmes », en France comme en Éthiopie, les services offerts sont de qualité inégale. Parmi les critères de référence qui peuvent servir de repères pour sélectionner les agences, il paraît impératif de retenir au moins les points suivants :
- déplacement avec au moins deux véhicules en bon état et emport de pièces mécaniques de rechange ;
- signaler à l’ambassade de France tout déplacement dans la zone (la zone du Erta Ale ne bénéficie d’aucune couverture téléphonique à moins de 15 km) ;
- ressources suffisantes en vivres, en eau et en carburant ;
- emport d’un nécessaire médical approprié à la zone (cachets de sel, vitamines, anti-diarrhéiques…) ;
- des recommandations précises de sécurité lors des visites du Dallol et du cratère du volcan du Erta Ale, encore en activité ;
- un encadrement professionnel des touristes impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés et encadrés par les autorités locales.
Conflits armés
L’Ethiopie est en proie à plusieurs conflits armés, notamment en régions Amhara et Oromia. Il est donc formellement déconseillé de se rendre dans toute la région Amhara et dans plusieurs parties de la région Oromia.
Malgré la signature en novembre 2022 de l’accord de cessation des hostilités de Pretoria, la situation reste tendue dans la région du Tigré. Suite aux affrontements de novembre 2025 et de janvier 2026, il est formellement déconseillé de se rendre dans la région.
Suite à une recrudescence d’épisodes de violences intercommunautaires en région Gambella, il est également déconseillé de se rendre dans la région.
En raison des conflits dans les pays voisins de l’Ethiopie (Soudan, Soudan du Sud, Somalie) et des fortes tensions avec l’Erythrée, les zones frontalières sont formellement déconseillées.
De manière générale, avant tout déplacement, il convient de vérifier quelles sont les zones formellement déconseillées (rouge), déconseillées sauf raison impérative (orange) et en vigilance renforcée (jaune) et les recommandations associées (cf. ci-dessus).
Risques socio-politiques
Les tensions et violences interethniques et intercommunautaires, impliquant parfois des groupes armés, touchent de nombreuses parties du pays, en particulier les frontières inter-régionales, qui correspondent souvent à des zones de contact entre communautés. Des épisodes de violence, des manifestations et des blocages de route sont possibles partout dans le pays.
Dans les zones classées en vigilance renforcée, il est très fortement conseillé de faire appel à des professionnels du tourisme et d’être accompagné de guides et chauffeurs professionnels, notamment lors de circuits de visite traversant plusieurs régions.
Risques liés au droit au séjour en Éthiopie (voir également la rubrique Entrée / Séjour) :
- Français de passage :
Tout dépassement de la durée du visa accordé par les autorités éthiopiennes est passible d’une amende de 3.000 USD et de 30 USD par jour de dépassement. Cette amende et les pénalités associées ne sont acquittables qu’en USD, alors même que la détention injustifiée de devises étrangères est passible de poursuites en Éthiopie. Il est donc conseillé de respecter scrupuleusement la durée de votre visa. En cas de besoin d’extension de cette durée, il est impératif de se rendre dans les locaux de l’Immigration and Citizenship Service éthiopien au moins 10 jours avant l’expiration du visa.
2. Français résidents :
Les ressortissants français résidant en Éthiopie ou souhaitant s’y installer doivent être conscients du durcissement des pratiques en matière d’établissement ou de renouvellement de titres de séjour auprès de l’Immigration and Citizenship Service éthiopien :
- Hausse des tarifs (entre 150 et 1.500 USD selon le titre considéré),
- Multiplication des justificatifs demandés selon les types de titres considérés (notamment, pour les demandes des conjoints d’Éthiopiens, un relevé bancaire dudit conjoint provisionné à hauteur de 500.000 ETB),
- Amendes systématiques en cas de retard, justifié ou non, et beaucoup plus élevées qu’auparavant (3.000 USD d’amende et 30 USD de pénalités par jour de dépassement).
Il est donc recommandé de faire preuve de la plus grande prudence :
- Ne pas perdre de temps pour accomplir les démarches.
- Identifier des solutions pour s’approvisionner en dollars : Identifier des bureaux de change susceptibles d’en fournir le moment venu, tout en veillant à ne pas en faire l’acquisition avant d’avoir un justificatif d’ICS à présenter. La détention injustifiée de devises étrangères est en effet passible de poursuites en Éthiopie.
• Conserver une trace des entrées et sorties du territoire éthiopien et vérifier lors des passages de frontières qu’un tampon a bien été apposé sur le passeport (notamment aux frontières terrestres).
Sécurité routière (voir également la rubrique « Infos utiles »)
Le risque d’accident de la route est très élevé sur l’ensemble du territoire du fait de la vétusté du parc automobile, des infrastructures et du comportement dangereux des conducteurs comme des piétons. Le taux de mortalité des accidents est accentué par l’absence de moyens de secours et la faible qualité des infrastructures médicales. Il est recommandé d’éviter les transports publics (mini-bus notamment) et de faire appel à des chauffeurs privés auprès d’agences de voyage ou de location reconnues.
A Addis Abeba, des applications permettent de commander des courses, il convient toutefois de bien vérifier que le chauffeur qui stationne près du point de départ est bien celui commandé (en vérifiant sa plaque d’immatriculation).
En dehors des grandes villes, la conduite de nuit est à proscrire absolument. Même dans les grandes villes, il convient d’éviter de rouler trop vite, y compris sur les grands axes du fait du comportement imprévisible des piétons.
Terrorisme
Le risque terroriste existe en Éthiopie, compte tenu de la situation régionale et des actions du mouvement terroriste Al Shabaab en Somalie (attaques en région Somali en juillet 2022). Il convient de faire preuve de vigilance dans les lieux publics et d’éviter les rassemblements.
Délinquance
La criminalité se développe dans les grandes villes du pays, surtout à Addis Abeba depuis quelques années, et cible particulièrement les étrangers (touristes comme expatriés).
Il existe un risque d'agression, parfois violente, de nuit comme de jour, y compris dans des rues très passantes du centre-ville.
Les collines boisées du nord de la ville (Yeka, Entoto), les quartiers de Bole Atlas, de Meskel Square et Piassa concentrent le plus grand nombre d’agressions de même que les différents carrefours d’Addis Abeba.
Il convient, autant que possible, d’éviter de se déplacer seul de nuit à pied. En voiture, il est recommandé de verrouiller les portières et de relever les vitres pour éviter d’éventuels vols à l’arrachée.
En cas de vol ou d’agression, il est conseillé de porter plainte immédiatement auprès du commissariat le plus proche et de signaler le cas auprès de la section consulaire, via le numéro de permanence consulaire.
Risques spécifiques pour les personnes LGBTQIA+
L’homosexualité est interdite et passible de condamnation à des peines allant d’un à quinze ans de prison. Suite à un renforcement de la législation à l’encontre des personnes LGBTQI+, des contrôles systématiques peuvent être menés dans Addis Abeba dans des bars, hôtels ou restaurants suspectés d’être liés à cette communauté. Les couples de même sexe peuvent ne pas pouvoir partager une même chambre ou faire l’objet de filatures dans la rue et de contrôles policiers renforcés. Il est préférable de faire preuve d’une grande discrétion.
Risque sismique
L’Éthiopie se situe dans une région d’activité sismique élevée, comme en témoignent les multiples tremblements de terre ressentis jusqu’à Addis Abeba en 2024 et 2025.
Pour plus d’informations, consulter le guide de sécurité de l’ambassade.
Recommandations générales
- Faire preuve de vigilance dans les lieux publics, éviter les rassemblements et manifestations, quel que soit leur caractère.
- Éviter les gares routières et les autobus municipaux, ainsi que les taxis privés de type mini-bus.
- Conduire avec les portières fermées à toute heure du jour et de la nuit. Lors des déplacements nocturnes, se faire déposer en face de son domicile. Éviter de rester isolé ou de marcher dans des lieux non éclairés.
- Le camping sauvage est formellement déconseillé sur l’ensemble du territoire.
- En cas d’agression, il est recommandé de rester calme, de ne pas opposer de résistance et d’avoir sur soi quelque argent à portée de main pour satisfaire l’agresseur.
- Il est formellement déconseillé d’emprunter les voitures estampillées "Ride" ou "Feres" (VTC locaux) sans les avoir réservés au préalable dans l’application dédiée. Bien vérifier lors de la montée à bord de ces véhicules réservés par ces applications qu’il s’agit bien de la bonne voiture (numéro de plaque, modèle et nom du chauffeur). Des escroqueries, crimes et délits impliquant de faux chauffeurs ont été constatés.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Éthiopie (sécurité), mise à jour le 30 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 30 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Formalités d’entrée et de sortie du territoire
L’obtention d’un visa est obligatoire pour visiter l’Éthiopie quel que soit le motif de la visite. Avant de partir, les visas doivent impérativement être obtenus par Internet avec la procédure d’e-Visa. Les voyageurs doivent être en possession d’une copie papier de leur e-Visa pour entrer sur le territoire éthiopien.
L’obtention d’un visa à l’arrivée est aléatoire et est fortement déconseillée.
Pour tout renseignement complémentaire, il est recommandé d’interroger l’ambassade d’Éthiopie à Paris. Celle-ci n’est compétente que pour les visas sur passeports officiels, mais pourra néanmoins donner des orientations.
Le visa peut également être demandé via la plateforme en ligne des autorités éthiopiennes.
Les voyageurs dont le visa de séjour expire avant leur départ d’Éthiopie doivent impérativement obtenir une extension de ce visa avant sa fin de validité auprès des services de l’immigration à Addis Abeba. Cette formalité est payante : 100 USD pour un mois supplémentaire pour un visa de tourisme, 160 USD pour un visa d’affaires, jusqu’à 300 USD pour une extension de visa pour trois mois.
En cas de dépassement de la durée de validité du visa, les voyageurs sont passibles d’une amende de 3.000 USD et de pénalités de 30 USD par jour de dépassement avant d’être autorisés à quitter l’Éthiopie. Toutes ces amendes ne peuvent être payées qu’en devises étrangères, malgré les difficultés locales à s’en procurer.
Le passage de la frontière entre l’Ethiopie et Djibouti, que ce soit par la route ou en train, est formellement déconseillé : l’aAmbassade de Djibouti en Ethiopie ne délivre plus de visas sans présentation d’un billet d’avion, et la route menant d’Addis Abeba à Dire Dawa ainsi que le chemin de fer entre les deux villes traversent des zones en proie à des conflits armés.
La frontière terrestre avec l’Érythrée n’est pour le moment pas ouverte aux voyageurs étrangers. Le passage vers l’Érythrée ne peut se faire actuellement que par avion. L’ambassade d’Érythrée en Éthiopie n’est pas encore en mesure de délivrer des visas pour l’Érythrée.
La frontière terrestre avec le Soudan ne doit être empruntée en aucune circonstance, compte tenu du conflit en cours au Soudan. De plus, les conditions sécuritaires dans la zone frontalière du triangle d’Al-Fashaga ne sont régulièrement pas favorables. Enfin, en période de paix, les autorités douanières demandent des dépôts de garanties en espèce correspondants à la valeur de tous les véhicules entrants en Ethiopie.
La zone frontalière avec le Soudan du Sud, est dangereuse en raison de la présence possible de groupes armés et d’un afflux massif de réfugiés. Ce point de passage est formellement déconseillé.
La frontière terrestre avec la Somalie n’est pas ouverte aux voyageurs étrangers. Elle est étroitement contrôlée par l’armée éthiopienne. Ce point de passage est formellement déconseillé.
Le passage à la frontière entre l’Éthiopie et le Kenya à Moyale est techniquement possible mais fortement découragé. Des activités criminelles menées par des bandes locales ont été repérées dans la zone. Les autorités douanières peuvent occasionnellement demander des garanties financières en contrepartie de sa traversée.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade d’Éthiopie à Paris (voir dans la rubrique "Contacts utiles").
Réglementation douanière / contrôle des changes
Tous les voyageurs étrangers (séjour de 3 mois maximum) peuvent importer des devises étrangères dans la limite de 10 000 USD (ou équivalent) sans déclaration auprès des douanes éthiopiennes. Ces consignes peuvent s’appliquer pour les passagers en transit long amenés à sortir temporairement de l’aéroport.
Cependant, le fait d’être appréhendé en possession injustifiée de devises étrangères est passible de poursuites en Éthiopie. Si les voyageurs sont techniquement autorisés à posséder de telles sommes, ils pourraient néanmoins faire l’objet de tracasseries en cas de contrôle policier.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Éthiopie (entrée et séjour), mise à jour le 30 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 30 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Les structures médicales en Éthiopie disposent de moyens limités et l’offre de soin est globalement de qualité très insuffisante. En dehors de la capitale régionales, les structures médicales et les ambulances sont rares. Les cas médicaux sérieux nécessitent une évacuation sanitaire principalement vers le Kenya ou la France.
Il convient de connaître et faire connaître les références de son contrat et les coordonnées de son assurance pour permettre une intervention plus rapide des secours. Pour les personnes effectuant des voyages supérieurs à 3 mois, il est recommandé de vérifier précisément avec la compagnie d’assurance avant le départ de France les conditions retenues.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Les pharmacies en Éthiopie ont un approvisionnement parfois aléatoire et inégal en fonction des zones où on se déplace.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée. Elle peut être exigée à l’entrée du pays pour les voyageurs en provenance d’un pays à risque de transmission ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Méningite ACWY en cas de séjour pendant la saison sèche (habituellement hiver et printemps) ou d’épidémie signalée ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
La dengue fait partie des risques régionaux en Afrique de l’Est, dont l’Éthiopie.
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Le pays est en situation épidémique de paludisme depuis 2023 dans la plupart des régions situées en dessous de 1500 mètres d’altitude. Il n’y a pas de paludisme à Addis Abeba.
Mal des montagnes
Le mal aigu des montagnes (MAM) est une maladie survenant en haute altitude (plus de 2 500 mètres de hauteur) lorsque l’organisme n’a pas eu le temps de s’acclimater au manque d’oxygène consécutif à la baisse de pression. Il peut se manifester par des troubles de type respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, nausées, vomissements, troubles du sommeil) qui peuvent être transitoires ou s’aggraver et conduire au décès.
L’identification des symptômes du mal des montagnes peut être difficile : il est essentiel de communiquer en permanence, sans restriction, sur son état physique. De surcroît, les capacités de réflexion et d’action d’une victime du mal aigu des montagnes peuvent être altérées. En cas de survenue de symptômes il est recommandé d’interrompre l’ascension, de redescendre le plus rapidement possible à une altitude inférieure, au minimum en dessous de 4000 mètres, avec un accompagnant et de consulter un médecin.
Toute personne, quelle que soit sa condition physique et son habitude de la randonnée en altitude, peut être confrontée au mal des montagnes. La prévention repose sur des règles essentielles :
- Une adaptation progressive à l’altitude en limitant les efforts physiques les premiers jours ;
- Une ascension lente et progressive (pas plus de 400 m de dénivelé positif entre deux nuits consécutives à partir de 2 500 m) ;
- Une hydratation régulière en évitant les boissons alcoolisées et repas copieux ;
- Ne jamais abandonner une personne malade.
Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ. La haute altitude est déconseillée pour les enfants. La grossesse ainsi que la notion d’antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constituent une contre-indication.
L’Éthiopie est un pays d’altitude (de 1800 m à 4500 m sur les hauts plateaux).
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
L’Éthiopie fait face à une épidémie de choléra depuis 2023 qui touche les régions Ouest (Gambella), nord (Amhara foyers plus récents, Afar et Tigré), l’est (Somali, Harar, Dire Dawa), sud (Oromia autour d ‘Adama et Shashamane) et à Addis Abeba dans les quartiers à accès limité à l’eau.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
Maladie à virus de Marburg
La MVM est une fièvre hémorragique due à un virus transmis par la chauve-souris (déjections, salive) ou par contact direct avec les liquides corporels (sang, salive, vomissures…) de personnes infectées, ou indirect par des surfaces ou des objets contaminés. Les symptômes associent une forte fièvre, des maux de tête intenses, des vomissements et diarrhées. La maladie peut être mortelle. Il n’existe ni traitement spécifique ni vaccin. Les mesures de prévention sont essentielles :
- Ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse ;
- Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage hydro-alcooliques ;
- Éviter tout contact avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles ;
- Éviter les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille.
Pour plus d’informations consulter le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
L’Ethiopie a connu un épisode d’épidémie de maladie à virus Marburg entre le 14 novembre 2025 et qui a pris fin le 26 janvier 2026.
Méningites à méningocoques
Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.
Des cas de méningite peuvent apparaître en Éthiopie, en particulier durant la saison sèche (de décembre à juin), dans des environnements à forte densité humaine et lors d’un séjour prolongé.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Pollution
À Addis-Abeba principalement, la pollution de l’air peut atteindre des niveaux incommodants pour la santé des personnes les plus fragiles. En cas de forte pollution, il est conseillé de réduire toutes les activités à l’extérieur et de s’hydrater autant que possible ; les personnes souffrant de maladies respiratoires, d’asthme, de problèmes cardiaques, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont alors invitées à maintenir fermées les portes et fenêtres de leur domicile et à ne pas sortir, sauf en cas de nécessité. Plus d’informations sur le site du Ministère des solidarités et de la santé.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
En cas d’injection, exiger que le matériel stérile soit ouvert devant soi. N’avoir recours aux transfusions sanguines qu’en cas de nécessité absolue.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Éthiopie (santé), mise à jour le 30 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 30 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
Correspondants consulaires
- Correspondant consulaire à Dire Dawa, Serge Carron : +251 933 01 90 09 ou +88 21 65 02 61 383
- Correspondants consulaires à Chachemene, Alex et Sandrine Kint : +251 911 88 76 80 / 81 ou 0088 21 65 02 64 750 (ce dernier activé uniquement en cas de crise)
Alliances françaises
- Alliance française d’Addis Abeba - Tél. : +251 111 55 02 13 - Site Internet : https://www.allianceaddis.org/
- Alliance française de Diré Daoua : +251 251 11 30 91
Centre français d’études éthiopiennes (CFEE)
Tél. : +251 111 23 47 67 ou +251 111 23 47 68 Site Internet : https://www.cfee.cnrs.fr/
Lycée Guebre Mariam
Tél. : +251 111 55 16 03 Site Internet : https://www.guebre-mariam.org/
À Addis Abeba
- Suisse Clinic : + 251 11 416 16 49 // + 251 921 787 120 ; courriel : info@suisseclinic.com
- Nordic Medical Centre : + 251 929 105 653 (ouvert 24/7 pour les urgences) ; https://www.nordicmedicalcentre.com/
- Hôpital St Gabriel : +251 116 61 36 22 // +251 116 18 73 45 // +251 116 61 44 00
- Hayat Hospital : +251 116 62 44 88 // +251 116 61 42 50
- Myung Sung International Medical Center (hôpital coréen) : +251 116 29 29 63 // +251 116 29 54 22
- Saint Yared General Hospital (près de Meganania, route de CMC) : +251 116 45 46 04 // +251 116 46 10 29 // +251 116 46 09 11 // +251 116 45 47 18
À Dire Dawa
Bilal Hospital : +251 25 111 36 36
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Éthiopie (contacts utiles), mise à jour le 30 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 30 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.