Voyager en Guinée équatoriale
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 06/03/2026, information toujours valable à la date du jour
L’intégralité du pays est en vigilance renforcée. Il convient, en particulier, de se tenir à l’écart des rassemblements, notamment à proximité des édifices publics. Il est recommandé d’éviter de fréquenter seul et la nuit les promenades « paseos » de Malabo et de Bata.
Il est recommandé d’exercer une vigilance particulière dans les zones frontalières de la partie continentale du pays, notamment à la frontière nord avec le Cameroun, ainsi que dans la région nord-est, dite des « 3 frontières » autour de la ville d’Ebebiyin.
Délinquance et criminalité
Depuis le début de la crise économique qui frappe la Guinée équatoriale, une recrudescence des actes délictueux et criminels a été constatée dans la capitale, Malabo, sur l’île de Bioko, et à Bata, ville principale de la partie continentale du pays. À Malabo, cette délinquance affecte notamment les quartiers de Semu, Ela Nguema et Ewaiso.
Même si ces actes restent isolés et ne visent pas spécifiquement la communauté expatriée, les conseils de prudence détaillés dans les recommandations générales s’imposent en toutes circonstances et dans tout le pays.
Une attention particulière doit être portée aux taxis – qu’ils soient légaux ou non - dont plusieurs ont été impliqués dans des vols et des agressions, en particulier contre des femmes.
Les contrôles d’identité étant fréquents, il convient de toujours se munir de ses documents d’identité, de son titre de séjour ou de son passeport revêtu du visa à jour (ou de copies).
Risque routier
Sur les routes et les pistes, le comportement imprévisible de nombreux conducteurs nécessite une attention de tous les instants. Il est vivement recommandé d’éviter de circuler la nuit en raison de l’insécurité routière et de la possibilité de contrôles policiers abusifs.
Il n’y a pas de compagnie de transport collectif en Guinée équatoriale. En cas de recours à une compagnie de transport privée, il est nécessaire de veiller à ce que celle-ci soit recommandée ou référencée.
Piraterie maritime
Les risques liés à la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée sont élevés. La navigation de plaisance y est fortement déconseillée, et a fortiori le mouillage près des côtes. Les eaux territoriales équatoguinéennes adjacentes à l’île de Bioko sont interdites à la navigation de plaisance.
En raison d’attaques contre les ferries assurant la liaison entre l’île et le continent, il est vivement recommandé de privilégier les moyens de transports aériens plutôt que maritimes.
Recommandations générales
Il est recommandé de :
- Être particulièrement vigilant aux abords des lieux de divertissements nocturnes (bars, discothèques, restaurants) susceptibles d’attirer des personnes mal intentionnées ;
- Éviter l’utilisation des taxis de manière isolée, y compris en journée, et préférer le recours à un véhicule loué avec chauffeur. En l’absence d’alternative, les trajets en groupe sont recommandés, en particulier la nuit ;
- Ne pas laisser d’objets de valeur, d’objets apparents pouvant susciter la convoitise (courses, sac), et ses documents d’identité, sans surveillance, dans son véhicule ;
- Conserver ses documents d’identité sur soi et disposer de photocopies à son domicile ;
- Éviter de se déplacer en ville avec des bijoux de valeur apparents ;
- Se munir d’un téléphone portable et d’une fiche de numéros de téléphone utiles en cas d’urgence ;
- S’arrêter impérativement aux barrages routiers et garder un comportement courtois. Les barrages de forces de l’ordre peuvent donner lieu au versement de « droits de passage » ;
- Fermer portes et fenêtres à son domicile ;
- Sauf autorisation formelle des autorités, éviter de prendre des photos des édifices publics (voir rubrique « législation locale » dans Infos utiles) et des convois officiels.
Activités sportives à risque
Compte tenu de la faible capacité de réponse des structures médicales, il est conseillé de faire preuve de prudence lors d’activités de plongée sous-marine ou d’excursions en forêt et de veiller à solliciter les services de guides ou agences expérimentés.
Il est recommandé de prévoir des chaussons de plage ou de plongée pour les baignades en raison du risque élevé de présence de raies en bordure de plages.
En forêt et dans certaines zones urbaines qui se trouvent en bordure de zones boisées, la présence de serpents particulièrement dangereux et la difficulté de disposer d’un sérum antivenimeux dans un court délai doivent inciter le randonneur à la plus grande prudence.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Guinée équatoriale (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Court séjour
Les ressortissants français sont soumis à l’obligation de visa pour la Guinée équatoriale.
Le visa s’obtient :
- Soit auprès de l’Ambassade de Guinée équatoriale en France (29, boulevard Courcelles 75008 Paris - tél : 01.88.61.37.80)
- Soit en ligne https://equatorialguinea-evisa.com/
Il n’est pas possible d’obtenir le visa à l’arrivée en Guinée équatoriale.
La demande de visa devra comporter les pièces suivantes (en fonction de la situation du demandeur, des compléments pourront être demandés) :
- le formulaire de demande de visa de court séjour (90 jours maximum) complété et signé ;
- Un passeport ayant une validité d’au moins 6 mois à la date de la demande
- deux photos d’identité ;
- un extrait de casier judiciaire ;
- une lettre d’invitation (« Carta de Llamadas ») de la personne physique, ou juridique, responsable du voyage, visée par le Ministère de la Sécurité nationale de la Guinée équatoriale ;
- un ordre de mission (pour les professionnels et représentants de sociétés) ;
- un carnet international de vaccinations (vaccin contre la fièvre jaune obligatoire) ;
- un billet d’avion aller/retour et une réservation d’hôtel ou une adresse de résidence.
Pour toute information complémentaire, il convient de s’adresser à l’ambassade de Guinée équatoriale à Paris.
Lors de l’entrée sur le territoire équatoguinéen, le carnet de vaccinations doit être présenté. Les empreintes digitales et une photo sont enregistrées au passage à la Police aux frontières.
Long séjour
Une carte de séjour (« Residencia ») ou un permis temporaire de séjour (« Permanencia ») accompagné d’un visa à entrées multiples (« Alternativo ») sont nécessaires pour pouvoir séjourner au-delà de 90 jours sur le territoire équato-guinéen.
L’obtention d’une carte de résidence, et son renouvellement annuel, peuvent impliquer la présentation d’un test du VIH, des hépatites B et C et de la syphilis. Les dossiers sont instruits au ministère de la Sécurité nationale et les délais de délivrance sont très variables. Les règles d’obtention peuvent changer sans préavis.
Contrôles
Les contrôles d’identité sont fréquents. Il est impératif de se déplacer muni de papiers d’identité.
Franchises douanières
Les devises doivent être déclarées à l’entrée et à la sortie du territoire. Les virements internationaux sont soumis au contrôle des changes.
Formalités à accomplir pour pouvoir partir avec son animal de compagnie
Tous les possesseurs d’animaux domestiques doivent présenter à leur entrée sur le territoire national le carnet de vaccinations internationales du pays d’origine. Le vaccin contre la rage est obligatoire ; les rappels se font tous les ans à une date précise.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Guinée équatoriale (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
A noter que, même avec une assurance rapatriement, indispensable, les évacuations sanitaires peuvent être complexes et difficiles à finaliser.
La plupart des médecins sont basés à Malabo ou Bata. Les hôpitaux publics sont peu nombreux et sous-équipés. Les capacités de prise en charge médicale sont dégradées. Quelques établissements privés prodiguent des soins convenables à Malabo, à Bata et à Oyala.
Sur la partie insulaire, les cliniques La Paz et Guadalupe sont capables de prendre en charge la plupart des urgences (réanimation et scanner). Sur la partie continentale, il est recommandé de s’orienter vers l’hôpital de l’INSESO à Bata.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d’endémies, à partir de l'âge de 9 mois, et fortement recommandée pour tous les autres voyageurs. La présentation du carnet de vaccinations internationales peut être exigé dans tous les cas ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
Maladie à virus de Marburg
La MVM est une fièvre hémorragique due à un virus transmis par la chauve-souris (déjections, salive) ou par contact direct avec les liquides corporels (sang, salive, vomissures…) de personnes infectées, ou indirect par des surfaces ou des objets contaminés. Les symptômes associent une forte fièvre, des maux de tête intenses, des vomissements et diarrhées. La maladie peut être mortelle. Il n’existe ni traitement spécifique ni vaccin. Les mesures de prévention sont essentielles :
- Ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse ;
- Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage hydro-alcooliques ;
- Éviter tout contact avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles ;
- Éviter les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille.
Pour plus d’informations consulter le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Méningites à méningocoques
Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.
MPOX
Le mpox (anciennement variole du singe) est une maladie virale qui se transmet par contact rapproché avec une personne infectée via notamment des lésions cutanées, des fluides corporels, des objets contaminés ou encore des gouttelettes respiratoires (postillons). La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, de courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Avant le départ en zone endémique, la vaccination peut être indiquée pour les voyageurs les plus à risques. L’application des mesures de prévention est essentielle : hygiène des mains, évitement de contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être, absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement contaminés. En cas de contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France, le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la santé.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Face au risque de poliomyélite constaté en Guinée équatoriale, il est fortement recommandé aux personnes devant se rendre dans le pays de consulter leur médecin pour vérifier leur statut vaccinal et au besoin compléter la vaccination.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Guinée équatoriale (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
Le ministère de la Sécurité nationale a mis en place deux nouveaux numéros d’appel d’urgence. Il s’agit du 666 30 30 30 et 666 40 40 40, qui permettent de signaler tout problème de sécurité (vol, violence, personne suspecte, etc…).
L’un ou l’autre permet d’être en contact avec le service de la sécurité publique de Malabo, qui garantit un délai d’intervention inférieur à 5 minutes grâce à des équipes pré positionnées 24/24 sur le terrain.
- Police secours : 113
- Gendarmerie Nationale : 114
- Pompiers : 115
- Numéros utiles :
- Pharmacie moderne de Malabo (Avenida de la Libertad) : +240 333 098 278
- Clinique Virgen de Guadalupe (Calle rey Malabo) : +240 350 093 213
- Hôpital « La Paz » (Sipopo) : +240 555 570 333
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Guinée équatoriale (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.