Voyager au Honduras
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilence
Dernière actualisation le 18/03/2026, information toujours valable à la date du jour
Zones déconseillées sauf raison impérative
Une grande partie du territoire hondurien est concernée. Sont particulièrement signalés :
- les départements de Francisco Morazán (surtout l’aire périurbaine de Tégucigalpa et le centre-ville) et de Cortés (en premier lieu les agglomérations de San Pedro Sula et Puerto Cortés : taux de criminalité beaucoup plus élevé que la moyenne hondurienne) ;
- dans le département d’Atlantida, La Ceiba, troisième métropole du Honduras (taux de criminalité également extrêmement élevé) ;
- dans le département de Colón, la région du Bajo Aguán, où la violence endémique a pour origine un conflit foncier aggravé désormais par des trafics en tout genre ;
- le département d’Olancho, principalement le long de l’axe Juticalpa-Catacamas (CA-5), et certaines localités comme San Francisco (présence accrue de narcotrafiquants) ;
- les départements de Yoro, de Santa Bárbara et d’Ocotepeque (criminalité en augmentation).
Zones de vigilance renforcée
Sont compatibles avec le tourisme, sous réserve du respect des précautions énumérées plus bas :
- les îles de la Baie, et principalement l’île de Roatán, où atterrissent quotidiennement, tout au long de l’année, des avions de lignes régulières ou des charters ;
- le département du Valle et l’île du Tigre, dans le Golfe de Fonseca ;
- le département de Copán et en particulier la zone du site Maya des ruines de Copán situé près de la frontière avec le Guatémala.
Avertissement
L’ambassade de France au Honduras dispose de capacités limitées pour venir en aide aux Français en cas de crise. Les Français qui se rendent dans le pays sont responsables de leur propre sécurité. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent de moyens nécessaires en cas de crise (vérifier les termes des contrats d’assurance, s’assurer de disposer des moyens financiers nécessaires pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation, etc.).
L’ambassade ne délivre pas de titres d’identité et de voyage. En cas de perte ou de vol de passeport, elle pourra néanmoins émettre un laissez-passer (voir justificatifs demandés et tarifs sur le site internet de l’ambassade / rubrique passeport). Ce titre d’urgence permet uniquement de se rendre en France, où il sera possible de faire renouveler le titre perdu ou volé. La section consulaire de l’ambassade de France au Guatémala est compétente pour toutes les autres démarches administratives concernant les Français résidents ou de passage au Honduras. Toutes les informations nécessaires sont disponibles sur le site de l’ambassade de France au Guatémala et la rubrique Services aux citoyens de l’ambassade de France au Honduras.
En cas d’urgence pendant les heures de bureau, l’ambassade de France au Honduras peut être jointe au +504 31 48 66 32. En cas d’urgence en dehors de ces horaires, appeler l’ambassade de France au Guatémala au +502 52 02 20 22.
En cas d’incident grave dans le pays pendant son séjour, penser à rassurer ses proches.
Délinquance et criminalité
Bien que les statistiques fassent apparaître une baisse du taux d’homicides de 86,6 à 37 pour 100 000 habitants entre 2012 et 2020, le Honduras demeure l’un des pays au monde où la criminalité est la plus forte.
La criminalité est souvent le fait de bandes (les « maras ») et liée au trafic de stupéfiants et aux extorsions de fonds. Ces dernières se manifestent par des agressions à main armée, y compris contre des véhicules, avec possibilité d’enlèvement. Si les Honduriens constituent la très grande majorité des victimes de ces modalités criminelles (prélèvement par les mareros de sommes importantes au titre de « l’impôt de guerre »), les étrangers, notamment Nord-Américains et Européens, facilement identifiables, ne sont pas épargnés. La délinquance augmente sensiblement pendant les périodes qui précèdent les fêtes de Noël et de Pâques.
En cas d’agression, il convient de :
- toujours prévoir de conserver sur soi une petite quantité d’argent, qui sera remise en cas d’agression, dans une poche facile d’accès, quitte à cacher des sommes plus importantes ;
- n’opposer aucune résistance ;
- ne pas crier, de manière à éviter une réaction intempestive de la part de l’agresseur ;
- ne pas négocier ;
- ne pas faire de mouvements brusques et ne pas fixer l’agresseur dans les yeux ;
- quitter les lieux de l’agression le plus rapidement possible et se mettre en sécurité (hôtel, commerce) ;
- appeler systématiquement la police (911) et signaler son agression à l’ambassade de France ;
- porter plainte auprès des autorités.
Les agressions se font le plus souvent à main armée (armes à feu, 90 % ou arme blanche, 10 %).
Piraterie maritime
Des agressions de plaisanciers, avec parfois mort d’homme, conduisent à rappeler que la plus extrême prudence doit être observée au large des côtes du Honduras. Ces attaques ont eu lieu sur le littoral caraïbe, dans le parc national de Punta Sal et à proximité, entre les ports de Tela et de La Ceiba (devenu un centre urbain de très grande criminalité). Elles sont cependant susceptibles de survenir n’importe où sur cette côte, peu fréquentée, sinon par les pirates et les narcotrafiquants. Le port de Puerto Cortés a été aussi signalé comme hébergeant une forte criminalité.
Début 2017, deux actes de piraterie à l’encontre de voiliers isolés ont été rapportés, dans les eaux territoriales honduriennes caribéennes aux abords des îles de la baie (Utila, Roatan et Guanaja).
Il est recommandé de :
- s’informer auprès des autorités portuaires ou maritimes compétentes et de l’ambassade de France au Guatemala avant d’entreprendre une navigation ou une traversée ;
- s’assurer que les moyens de communications (valises satellites, radio HF, etc.) et les moyens électroniques du bord (GPS, balise d’alerte, radar, etc.) fonctionnent de façon optimale ;
- informer une personne restant à terre de la route empruntée ; tenir régulièrement informée cette personne restée à terre de la position et convenir des jours et heures des contacts téléphoniques ou par courriel ;
- laisser une consigne visant à prévenir la police nationale ;
- maintenir une veille anti-piraterie 24h sur 24 ;
- ne pas mouiller trop près des côtes dans les zones isolées ;
- éviter le cabotage de nuit et la navigation isolée ;
- assurer des tours de garde dans les ports.
Risques naturels
Chaque année, la saison des pluies (en mai-juin et de septembre à novembre) entraîne des inondations près des cours d’eau, des glissements de terrain et des dégradations sur l’ensemble des voies de circulation du pays. Il est recommandé aux voyageurs de se renseigner avant tout déplacement sur la situation météorologique dans la région de destination.
Durant la saison cyclonique (septembre à novembre), il est conseillé aux personnes se trouvant au Honduras ou projetant de s’y rendre de suivre l’évolution des ouragans.
Consulter régulièrement les prévisions météorologiques du National Hurricane Center basé à Miami et se renseigner avant tout déplacement auprès du COPECO (Comisión Permanente de Contingencias) : informacion@mail.copeco.gob.hn.
Le Honduras présente un risque sismique modéré (le dernier séisme à Tégucigalpa remonte à 2009).
Risques liés aux transports
Pour les déplacements interurbains, il convient de préférer l’avion quand ce service existe, les lignes d’autobus et les taxis constituant, y compris de jour, une cible privilégiée pour les criminels. Le climat, la topographie (qualification spécifique requise pour les pilotes qui atterrissent à Tegucigalpa) et l’état des appareils sur certaines liaisons intérieures incitent à la vigilance.
Infrastructures routières
L’état du réseau routier principal est moyen, voire médiocre. Les routes secondaires, quand ce ne sont pas des pistes de terre, présentent un revêtement irrégulier et de mauvaise qualité, avec des bas-côtés instables. La saison des pluies (mai-juin et septembre à novembre) constitue un facteur d’aggravation des difficultés récurrentes de circulation (chutes de pierres, glissements de terrain, etc.). La prudence est par ailleurs recommandée en raison de l’indiscipline dangereuse des conducteurs, dont il convient d’anticiper le comportement à chaque instant, et la présence imprévisible de piétons ou d’animaux sur les routes.
Dans les grandes villes, les agresseurs repèrent souvent leur victime en la suivant à motocyclette ou en voiture.
Il est vivement déconseillé de conduire de nuit (attaques, absence de signalisation et d’éclairage, présence de poids-lourds, de piétons et d’animaux sur les voies venant s’ajouter à la dangerosité de tels déplacements).
Pour tout trajet en voiture, il est par ailleurs recommandé de :
- maintenir portières et fenêtres verrouillées,
- aviser ses proches des heures de départ et d’arrivée ainsi que de son itinéraire,
- éviter de s’arrêter dans des endroits isolés et de rester trop longtemps dans les stations-service ou restaurants de bord de route.
Déplacements en taxi
Il est recommandé de :
- n’emprunter de taxis qu’aux stations des hôtels ou des centres commerciaux ;
- noter le numéro du taxi inscrit sur les portières et repérer la pièce d’identité du chauffeur (sur le côté droit du pare-brise) avant de monter à bord ;
- négocier le prix de la course avant de monter à bord du véhicule, les taxis n’étant pas équipés de compteur ;
- se munir de petites coupures car la majorité des conducteurs ne disposent pas de monnaie ;
- ne pas autoriser le chauffeur à prendre des passagers supplémentaires ;
- garder les portes et les fenêtres fermées et rester vigilants.
Voyage en autobus
Il convient d’éviter ce mode de transport, en raison des risques de vol et d’agression.
Utiliser de préférence la compagnie de bus interurbaine suivante VIANA (Tegucigalpa - San Pedro Sula - La Ceiba).
D’autres compagnies sont spécialisées sur certaines destinations, comme le « Tica Bus » pour aller au Salvador et au Nicaragua. Ne pas hésiter à utiliser les meilleures compagnies disponibles.
Recommandations générales
Afin de minimiser les risques, les recommandations suivantes doivent être prises en compte.
Avant un séjour au Honduras
Il est conseillé de :
- privilégier un vol permettant d’arriver de jour dans le pays ;
- vérifier les procédures d’opposition à la carte de paiement en cas de perte ou vol ;
- signaler au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères tout déplacement au Honduras en s’inscrivant sur Ariane.
Pendant un séjour au Honduras
Il est recommandé de :
- ne pas changer d’importantes sommes d’argent à l’arrivée à l’aéroport, ne pas diffuser son adresse de destination, ne pas s’attarder devant l’aérogare et prendre un taxi sécurisé ;
- éviter de se déplacer avec de grosses sommes en liquide ;
- ne laisser ni documents ni effets personnels dans les véhicules ;
- éviter de se déplacer dans les quartiers populaires (Comayagüela et quartier ouest de Tégucigalpa, plus précisément son marché « El Mercado ») ;
- éviter de se déplacer seul et de nuit en tous lieux : se renseigner sur les zones à risques auprès de la réception de l’hôtel ou d’un poste de police ;
- choisir de préférence un distributeur à l’intérieur d’une banque ou d’un centre commercial sécurisé, en cas de retrait d’argent à un distributeur automatique de billets. Ne pas retirer de grandes quantités d’argent, être si possible accompagné et agir de manière discrète et rapide ;
- adopter en toutes circonstances une attitude discrète et ne pas attirer l’attention en exhibant argent liquide, bijoux, objets de valeur ou autres effets personnels réputés précieux ;
- pour les femmes, éviter le sac à main (lui préférer le sac à dos) ;
- dans les stations balnéaires, ne pas se promener en bord de mer au-delà des limites des plages surveillées. Sur route et en ville, éviter les zones désertes, les pistes ou les petites routes, circuler avec les portières verrouillées et de garder les fenêtres fermées en permanence ;
- ne pas pratiquer l’auto-stop ou prendre à bord de son véhicule des auto-stoppeurs ;
- en cas de possession d’un téléphone y enregistrer des numéros de téléphone d’urgence, notamment celui de l’ambassade de France (+504-3148-6632) ;
- privilégier les visites de sites touristiques qui sont organisées par les hôtels de bonne catégorie et les agences de voyage internationales ou locales ;
- maintenir une vigilance accrue dans les autobus, sur les plages, dans les hôtels côtiers ainsi que dans les hôtels bon marché ;
- accompagner en permanence ses enfants (risque d’enlèvements avec demande de rançon) ;
- déposer les titres de voyage en lieu sûr et ne garder sur soi qu’une copie. Il en est de même avec l’argent liquide, les papiers personnels et les billets d’avion. Noter le numéro de sa carte de crédit pour faire aussitôt opposition en cas de vol ou de perte.
Les déplacements au Honduras
- éviter les déplacements à pied, tout particulièrement la nuit, dans des endroits isolés (ville ou campagne). Se déplacer à pied est fortement déconseillé, même le jour, à Tégucigalpa, à San Pedro Sula et à La Ceiba. Il est de même déconseillé d’aller au café ou dans un bar seul(e). D’une manière générale, il est toujours préférable de se déplacer en groupe ;
- il est fortement recommandé aux voyageurs de signaler leurs déplacements à leurs proches et, à ceux qui communiquent souvent, de veiller à maintenir un contact régulier afin d’éviter le déclenchement des procédures de recherches inutiles ;
- veiller attentivement à ses affaires personnelles pendant les déplacements entre deux hôtels : garder ses objets de valeurs et documents sur soi et ne pas confier ses affaires personnelles à un inconnu dans les transports en commun ;
- éviter d’utiliser ostensiblement un téléphone ou un ordinateur portable dans un lieu public ;
- être vêtu le plus simplement possible, ne pas porter de tenue voyante ou qui pourrait être considérée comme indécente ou provocante ;
- ne pas pratiquer le camping sauvage.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Honduras (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Formalités d’entrée
Les ressortissants français doivent être munis d’un passeport valable au moins 6 mois à la date d’entrée au Honduras.
La déclaration douanière de valeur doit être remplie en ligne sur le lien suivant : https://sisglobal.aduanas.gob.hn/Pe....
Le Honduras est membre de l’accord de circulation C4, espace commun comprenant le Honduras, le Guatémala, le Nicaragua et le Salvador. La durée totale d’un séjour continu sans visa dans les 4 pays ne peut excéder 90 jours. Il est possible de prolonger son séjour au Honduras (90 jours maximum), en sollicitant une prorogation auprès de la Direction générale de l’immigration.
Le voyageur en provenance ou à destination d’un pays du C4 devra montrer son passeport et remplir le formulaire de la migration aux postes frontaliers honduriens.
Les voyageurs dont le séjour excède 90 jours se verront infliger une amende. Une fois l’infraction constatée, il est possible d’obtenir une prolongation unique de 30 jours en s’acquittant d’un droit de 20USD.
Une taxe d’aéroport d’environ 35 USD est incluse automatiquement dans le prix du billet de transport.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Honduras (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Les hôpitaux publics offrent un niveau de soins médiocre. En dehors des grandes villes, la couverture médicale est aléatoire. Les étrangers doivent payer leurs frais médicaux (coût élevé de la journée d’hospitalisation en soins d’urgence). Les régimes d’assurance sociale français ne sont pas reconnus. Les cliniques privées sont de qualité acceptable.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d’endémie ; séjour ou escale de plus de 12 heures). Il est conseillé de s’informer le plus longtemps possible avant le départ auprès de la compagnie aérienne ou de l’agence de voyages car un délai de 10 jours d’incubation est requis après la vaccination avant de pouvoir entreprendre le voyage vers la zone non infectée ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
La dengue sévit au Honduras, notamment dans les départements suivants : District central (Tégucigalpa), Choluteca, San Pedro Sula, Comayagua, Santa Barbara et Tocoa. Le risque est élevé tout au long de l’année. Les zones de plus forte incidence sont les plus grands centres urbains.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Les régions de l’Olancho (est) et de Choluteca (sud) sont les plus touchées.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Maladie de Chagas
La maladie de Chagas est une infection due à un parasite transmis principalement par la piqûre d’insectes appelés triatomes. Elle évolue en deux phases : une phase aiguë, souvent asymptomatique ou avec des symptômes bénins comme fièvre, fatigue, et œdème de la paupière ou une lésion cutanée au site de la piqûre (chagome), puis une phase chronique qui peut rester silencieuse ou entraîner des complications graves des années plus tard. Ces complications touchent principalement le cœur, le système digestif et plus rarement le système nerveux. La maladie peut aussi se transmettre lors de transfusion, de transplantation ou de façon congénitale. Le traitement repose sur la prise d’antiparasitaire surtout à la phase aiguë. Les mesures de prévention individuelle consistent principalement à se protéger contre les piqures d’insectes et à éviter les logements ruraux précaires.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Lèpre
La lèpre, ou maladie de Hansen, est une infection chronique due à une bactérie et qui atteint principalement la peau et les nerfs périphériques. La transmission se fait par des contacts prolongés et rapprochés avec une personne infectée et non traitée, via ses sécrétions nasales. L’incubation est longue, souvent de plusieurs années. Les symptômes incluent des lésions cutanées, une perte de sensibilité, des troubles de motricité et des déformations. Le traitement efficace existe et permet la guérison.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Les autorités sanitaires du Honduras ont recensé des cas de lèpre dans le sud du pays, plus précisément dans les départements de Valle et de Choluteca.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Le Honduras est un des pays les plus infectés par le VIH sur le continent. En cas de suspicion d’exposition au virus, les traitements d’urgence sont difficiles à trouver.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Honduras (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
- Police : 199
- Pompiers : 198
- Croix rouge : 195
- Numéro d’urgence sanitaire : 911
- Médecins et hôpitaux : Liste non exhaustive.
- Agences consulaires : coordonnées des agences consulaires de San Pedro Sula et Copan.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Honduras (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.