Voyager en Indonésie
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 09/03/2026, information toujours valable à la date du jour
Piraterie maritime
Il convient d’éviter sauf raison impératives les zones où des actes de piraterie sont susceptibles de se produire : eaux intérieures (mers de Banda, de Java et de Célèbes) et zones frontalières avec Singapour (détroit de Malacca), la Malaisie et les Philippines.
Papouasie indonésienne
Les manifestations des mouvements indépendantistes peuvent prendre une tournure violente, notamment dans les régions montagneuses du centre (Puncak Jaya, Jayawijaya, Paniai et Timika), où persistent des actes de violence sporadique. Le risque d’enlèvement de ressortissants étrangers est avéré. Les déplacements à caractère touristique sont en toute hypothèse à proscrire.
Risques naturels
Le risque de séisme est élevé en Indonésie, l’archipel se situant au carrefour de plusieurs plaques tectoniques (indo-australienne, eurasienne et pacifique). Il est conseillé de consulter les recommandations sur la conduite à tenir en cas de tremblement de terre de la fiche Séismes.
Le littoral indonésien, y compris les zones touristiques de Bali, Lombok ou Flores, sont exposées au risque de tsunami en cas de séisme ou d’éruption volcanique de grande ampleur en mer. Certaines zones sont équipées de sirènes d’avertissement mais la majeure partie du littoral indonésien n’en est pas équipé. Il est conseillé de consulter les recommandations sur la conduite à tenir en cas de tsunami sur la fiche Tsunami et de se conformer aux consignes et itinéraires d’évacuation mis en place par les autorités locales.
De nombreux volcans sont actifs en Indonésie. Une vingtaine d’entre eux font l’objet d’une surveillance spécifique. Ils sont répertoriés et classés (selon une échelle de vigilance allant de 1 à 4) sur le site du centre de volcanologie et des catastrophes géologiques (en anglais). Il convient de se renseigner avant d’envisager une randonnée aux abords de ces volcans et de respecter strictement les instructions des autorités locales.
En cas de catastrophe naturelle (séisme, éruption volcanique, etc.) pendant son séjour en Indonésie, il est recommandé de prendre immédiatement contact avec ses proches pour les rassurer et, en cas de problème de communication avec l’extérieur, de contacter l’ambassade de France à Jakarta.
Pour l’ensemble de ces risques, il est recommandé de consulter le site de l’Institut indonésien de météorologie, climatologie et géophysique (BMKG) https://www.bmkg.go.id.
Cet institut dispose par ailleurs d’une application mobile qui renseigne en direct les alertes relatives aux séismes et aux potentiels tsunamis.
Les risques d’inondations et de glissements de terrain sont fréquents en Indonésie durant la saison des pluies. La plus grande prudence doit être observée, notamment pour les déplacements en zones rurales.
Risque terroriste
Le pays a connu des actes terroristes, dont les attentats de Bali de 2002, ayant causé la mort de ressortissants étrangers. Depuis, du fait des efforts menés par les autorités indonésiennes, la fréquence des attaques a régulièrement baissé et les intérêts étrangers n’ont pas été significativement pris pour cible. Une certaine vigilance demeure cependant nécessaire.
Dans la région de Poso (centre de l’île des Célèbes), de petits groupes terroristes opèrent en ciblant les services de police. Il subsiste une menace liée à des groupuscules présents dans la zone située entre Poso et Parigi Moutong.
La dernière attaque en date était un attentat suicide à l’explosif le 7 décembre 2022 dans un commissariat de police à Bandung (Java-ouest).
La menace terroriste a dans l’ensemble baissé d’intensité et n’a pas touché d’étrangers au cours des dernières années.
Il est cependant conseillé de faire preuve de vigilance, notamment dans les lieux très fréquentés (centres commerciaux, discothèques, bars, restaurants, etc.). Il convient de respecter scrupuleusement les consignes des autorités locales.
Transport maritime
Le transport maritime est dangereux en Indonésie, compte tenu du non-respect fréquent des règles de sécurité et du mauvais état de nombreux navires (voir la rubrique « informations utiles »).
La piraterie maritime prend indifféremment pour cibles des navires de commerce et de pêche ou des bateaux de plaisance. Les actes de piraterie se déroulent dans les eaux intérieures (mers de Banda, de Java et de Célèbes) et dans les zones frontalières avec Singapour (détroit de Malacca), la Malaisie et les Philippines. Pour en savoir plus, consulter la fiche Piraterie maritime.
Délinquance
Le niveau de sécurité est globalement satisfaisant en Indonésie. On assiste cependant à une recrudescence de la petite délinquance (vols à l’arrachée) dans les lieux touristiques (Bali, Lombok, Jakarta, etc.), avec une forte augmentation du nombre de délits à l’approche des fêtes importantes (jour de l’an, Idul Fitri).
Plusieurs cas de perte de conscience ont été rapportés après ingestion de boissons offertes par des inconnus. Une fois droguées, les personnes se font déposséder de leurs biens et se réveillent sans souvenir de leurs agresseurs.
Des cas d’escroquerie aux cartes bancaires ont été signalés. Il convient de faire preuve d’une grande prudence lorsqu’on utilise ce moyen de paiement (ne pas quitter sa carte des yeux).
Risque routier
Les routes indonésiennes ne sont pas sûres (mauvais état de la voirie ainsi que de nombreux véhicules ; présence fréquente de piétons et d’animaux ; comportement parfois erratique des conducteurs ; intempéries, précipitations très violentes pendant la saison des pluies ; conduite à gauche). Les accidents de la circulation sont fréquents, en ville et en zone rurale. Ils impliquent souvent des motocyclettes qui constituent un mode de transport à très fort risque. La conduite de nuit, a fortiori à motocyclette, est déconseillée. Pour les deux roues, le port du casque est vital.
Risque lié à la consommation d’alcool local
L’alcool fabriqué localement, notamment sur les îles de Bali et Lombok, doit faire l’objet d’une vigilance particulière. La consommation d’alcool frelaté (arak : alcool de riz ou de palme) peut entraîner des lésions irréversibles (cécité), voire le décès.
Recommandations générales
Il est recommandé de :
- ne jamais laisser ses affaires sans surveillance ;
- ne pas transporter tous ses papiers et son argent dans un seul sac ;
- laisser en lieu sûr (coffres d’hôtel par exemple) les documents d’identité et de voyage ; ne se déplacer qu’avec des photocopies ;
- ne pas sortir des axes routiers importants et ne pas conduire de nuit;
- souscrire une assurance avant départ.
Risques liés aux activités sportives
Les noyades sont fréquentes. Il existe de nombreuses plages non surveillées en Indonésie, parfois très dangereuses (présence de courants très forts, parfois difficilement détectables et susceptibles d’entrainer d’excellents nageurs). Il est recommandé de se renseigner avant de se baigner et de se conformer strictement aux marquages apposés sur certaines plages.
La plongée est très pratiquée en Indonésie. L’offre est importante mais de qualité variable (formateurs et équipements). Compte tenu des nombreux accidents qui surviennent chaque année, il est recommandé de s’assurer de la qualité du centre de plongée.
De manière générale, la qualité et la sécurisation des infrastructures récréatives et sportives sont très éloignées des standards européens. La plus grande vigilance s’impose.
Il est recommandé de privilégier des guides appartenant à des structures bien identifiées, en particulier pour les voyageurs se déplaçant seuls dans des régions peu ou pas touristiques. Dans la mesure du possible il est préférable de se déplacer en petits groupes.
Les treks et randonnées doivent impérativement être effectués accompagnés de guides accrédités, en particulier dans les massifs montagneux et volcans, comme le prévoit la législation indonésienne. Il convient également de respecter strictement les éventuelles mesures d’exclusion de certaines zones émises par les autorités.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Indonésie (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Formalités d’entrée et de séjour
Pour entrer en Indonésie, il est nécessaire de renseigner le formulaire électronique en ligne All Indonesia comprenant dans une même procédure la déclaration douanière et la déclaration sanitaire.
Il est possible de renseigner le formulaire en ligne All Indonesia durant les 72h précédant l’arrivée en Indonésie. Une fois le formulaire complété, un QR code sera généré et sa présentation sera demandée à l’arrivée en Indonésie lors du passage en douane.
https://allindonesia.imigrasi.go.id/arrival-card-submission/personal-information
Passeport
Les voyageurs doivent impérativement disposer d’un passeport ayant une validité supérieure à 6 mois à la date d’entrée en Indonésie et de pages vierges en nombre suffisant pour y apposer le visa et les tampons d’entrée et de sortie du territoire.
Le passeport doit être en très bon état : de nombreux ressortissants français se voient refuser l’accès au territoire indonésien à cause d’un passeport abîmé (pages déchirées, couverture en mauvais état, etc.).
Les personnes dont le passeport est endommagé ou n’a pas la validité suffisante ne sont pas admises sur le territoire et sont renvoyées vers la France.
Passeport d’urgence et laissez-passer
Le passeport d’urgence délivré par la France est reconnu et éligible à la délivrance d’un visa à l’arrivée pour les voyageurs se rendant en Indonésie. La validité de ce passeport doit être supérieure à 6 mois à la date d’arrivée sur le territoire.
Visas court séjour
Les ressortissants français souhaitant séjourner moins de 30 jours en Indonésie sont exemptés de l’obligation préalable de solliciter un visa et peuvent obtenir un « visa on arrival » (VOA) à l’aéroport. Ce visa payant, d’une durée de 30 jours, entrée unique, ne peut être délivré que pour les déplacements correspondant à l’un des motifs suivants : tourisme, transit, visite familiale ou sociale.
Un billet retour ou autre justificatif de sortie de territoire est exigé par les autorités indonésiennes. Pour les ressortissants français ayant bénéficié d’un visa à l’arrivée, il est possible de prolonger leur séjour une fois pour 30 jours supplémentaires auprès des services de l’immigration sur place.
Pour tout autre motif de séjour en Indonésie (stage par exemple), le VOA n’est pas applicable et il est impératif de solliciter un visa ad hoc.
Pour plus d’information sur les demandes de visas, se reporter au :
- site internet de l’ambassade d’Indonésie en France, pour le dépôt d’une demande de visa ;
- site de la direction générale de l’Immigration, pour l’obtention d’un E-visa avant le départ.
Les journalistes doivent obligatoirement faire une demande de visa auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire indonésienne préalablement à leur voyage.
Dépassement de séjour
Tout étranger demeurant en Indonésie après l’expiration de son visa (overstay) est passible d’une amende d’un million de rupiahs (environ 50 euros) par jour pendant les 60 premiers jours de dépassement de séjour. Au-delà de ces 60 jours, le contrevenant est expulsé du territoire à ses frais et fait l’objet d’une interdiction d’entrée en Indonésie. Les services de l’immigration sont très vigilants, notamment dans les aéroports au moment de l’embarquement, et cette mesure ne connaît pas d’exception. Un étranger en situation de dépassement de séjour ne sera pas autorisé à quitter le pays s’il ne s’est pas acquitté du montant de l’amende, et il pourra être placé en rétention s’il n’est pas en mesure de régulariser rapidement sa situation.
Conditions d’entrée sur le territoire balinais
Depuis le 14 février 2024, les personnes désireuses de se rendre à Bali dans le cadre d’un séjour touristique doivent s’acquitter d’une taxe d’un montant de 150.000 IDR (soit l’équivalent d’environ 7,5 €), payable à chaque entrée sur le territoire balinais.
Cette taxe est payable soit préalablement à l’arrivée, sur le site internet Love Bali ou via l’application Love Bali App, soit à l’arrivée, auprès des entités mentionnées sur le site.
Sont dispensés du paiement de cette taxe les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, les membres d’équipage, les détenteurs de permis de séjour temporaire (KITAS) ou permanent (KITAP), les détenteurs de visas de regroupement familial, ainsi que les titulaires de visas étudiants, sous couvert de la production, à l’arrivée sur le territoire balinais, des documents justificatifs de ces statuts. Les détenteurs de « Golden visas » ont quant à eux la possibilité de demander une exemption en ligne.
Hébergement des étrangers
La loi indonésienne fait obligation aux personnes qui hébergent des étrangers de le signaler dans les 24 heures à la police locale ou au chef de quartier (RT), sous peine d’amende ou d’emprisonnement. Il convient donc de se mettre en conformité avec la loi lorsqu’un représentant de la police ou un chef de quartier se manifeste sur son lieu de séjour (maison louée), en déclinant son identité et en fournissant une photocopie de son passeport et de son visa. En cas de non-conformité à cette loi, des policiers ou des chefs de quartier sont susceptibles d’imposer sur le champ le paiement d’une amende de plusieurs millions de rupiahs (plusieurs centaines d’euros). Tout paiement doit faire l’objet d’un reçu écrit, au poste de police, mentionnant le nom des officiers de police qui ont perçu les sommes versées.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Indonésie (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Visa à l’arrivée et taxe de Bali : précisions complémentairesÀ confirmer
- Visa à l’arrivée (VOA) ou e-VOA : séjour de 30 jours, renouvelable une fois (60 jours au total), entrée simple.
- Tarif relevé : 500 000 roupies (environ 25 €). Une hausse à 750 000 (e-VOA) et 1 000 000 (VOA) a été proposée, sans date confirmée.
- Passeport valable au moins six mois après l’arrivée.
- Taxe pour Bali : 150 000 roupies (environ 7,50 à 10 €) à payer en ligne avant le départ sur le site officiel (lovebali.baliprov.go.id), en plus du visa.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Indonésie (entrée et séjour) (source officielle) ; Love Bali, taxe touristique de Bali (source officielle locale) ; Evaneos, visa pour l’Indonésie (agence de voyages (source commerciale)) ; VisasNews, hausse du prix du visa à l’arrivée (site d’information sur les visas)
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Les hôpitaux privés sont à préférer aux hôpitaux publics. En cas de problème sanitaire important, une évacuation vers Singapour ou la France devra être envisagée. Les hôpitaux indonésiens ne prodiguent aucun soin tant qu’ils n’ont pas un accord de prise en charge d’une assurance ou, le cas échéant, un numéro de carte de crédit à débiter.
Coordonnées de médecins et d’hôpitaux sur le site de l’ambassade de France à Jakarta.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Des contrôles sont effectués fréquemment sur les médicaments apportés par les voyageurs. Ceux appartenant à la classe des psychotropes (anxiolytiques) font l’objet d’une attention particulière car ils sont considérés comme des drogues en Indonésie. En cas de traitement de ce type, il est indispensable d’emporter la prescription médicale avec soi et de constituer un stock de médicaments correspondant à la posologie prescrite, majorée de quelques comprimés supplémentaires en cas de prolongement involontaire du séjour.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d’endémie ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Encéphalite japonaise : en fonction des conditions et de la durée du séjour.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Maladies transmises par les moustiques
La saison des pluies, qui s’étend de janvier à avril, est propice à la prolifération des moustiques qui accroît les risques d’exposition aux maladies suivantes :
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Une très forte recrudescence des cas de dengue a été signalée sur tout le territoire indonésien.
Encéphalite japonaise
L’encéphalite japonaise est une infection virale grave principalement transmise à l’humain par la piqûre de moustiques infectés, qui se reproduisent dans les zones rurales, notamment les rizières. Les porcs et les oiseaux aquatiques servent de réservoirs naturels pour le virus.
Les symptômes de l’encéphalite japonaise apparaissent après une période d’incubation de 4 à 15 jours. La plupart des infections restent bénignes, se manifestant par une simple fièvre ou des céphalées. Dans environ 1 cas sur 250, les personnes touchées peuvent présenter une forte fièvre, une raideur de la nuque, une désorientation, un coma, des convulsions et une paralysie. La mortalité peut atteindre 30%. Beaucoup de survivants souffrent de séquelles neurologiques.
Il n’existe pas de traitement curatif. La prévention repose sur la protection contre les piqures de moustiques et la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Pour les îles de Papouasie, Tenggara Est, Moluques : le risque de paludisme est présent toute l’année. Pour les îles de Sumatra, Java, Lombok, Tenggara Ouest, Célèbes, Kalimantran : le risque de paludisme est avéré en cas de séjour en milieu rural. Il n’y a pas de risque de paludisme sur l’ile de Bali et dans la ville de Jakarta.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Grippe aviaire ou zoonotique
Le terme regroupe l’ensemble des infections de type grippal causées par différents virus influenza d’origine animale (oiseaux sauvages, volailles, porcs). La survenue de cas chez l’être humain est exceptionnelle. La transmission résulte soit d’un contact direct notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées. Les symptômes sont similaires à ceux de la grippe saisonnière (fièvre, toux, courbatures…) mais peuvent se compliquer de difficultés respiratoires, de troubles digestifs, d’atteintes neurologiques, voire de décès.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Plusieurs dizaines de cas de rage sont rapportés, en particulier dans l’île de Bali.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Des cas de tuberculose sont fréquemment rapportés en Indonésie. Ils concernent l’intégralité de l’archipel, y compris les zones urbaines, et certaines souches sont résistantes aux antibiotiques.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Indonésie (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
- Police à Jakarta : +62 21 523 43 33
- Police à Bali : 911
- Agences consulaires de France
- Denpasar (Bali) : +62 811 39601401
- Makassar : +62 812 4206 391
- Surabaya : +62 31 53 16 664
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Indonésie (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.