Voyager au Kenya
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 25 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 25/09/2026, information toujours valable à la date du jour
Pour les mêmes raisons, la partie continentale du comté de Lamu est également formellement déconseillée.
Les déplacements à la frontière avec le Soudan du Sud et avec l’Éthiopie sont formellement déconseillés, en raison des risques d’incursions par des bandes armées de part et d’autre.
Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)
Compte tenu de l’insécurité récurrente et de l’absence d’infrastructures minimales, les régions excentrées des comtés West Pokot, Turkana, Marsabit et Isiolo sont déconseillées sauf raison impérative. Ces régions isolées sont marquées par des tensions intercommunautaires, y compris transfrontalières, qui donnent régulièrement lieu à des conflits localisés mais meurtriers. Pour les mêmes raisons, auxquelles s’ajoute un risque terroriste, l’ouest des comtés de Mandera, Wajir et Garissa, ainsi que la région côtière de l’océan Indien au nord de la ville de Malindi sont déconseillés sauf raison impérative.
Plusieurs quartiers de Nairobi (Eastleigh, Pangani, Kibeira et Mathare) sont déconseillées et il est recommandé d’y faire preuve de la plus grande prudence. Il est recommandé de faire preuve de vigilance renforcée dans le reste de la capitale en particulier dans les lieux publics les plus fréquentés, notamment par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels …). De manière générale, il convient de privilégier pour les sorties les lieux qui bénéficient d’un dispositif de sécurité effectif et dissuasif.
Zones en vigilance renforcée (jaune)
À l’exception des zones formellement déconseillées et déconseillées sauf raison impérative, le reste du territoire kényan est placé en vigilance renforcée.
Les îles de Lamu et de Manda (comté de Lamu), contrairement à la partie continentale du comté où sévissent régulièrement des groupes terroristes, sont placés en vigilance renforcée. L’accès ne doit se faire que par voie aérienne, les accès par le continent étant formellement déconseillés.
Terrorisme
Il existe une menace terroriste significative, notamment à l’initiative du Shebab al Islami, sur l’ensemble du Kénya, en particulier dans les régions frontalières de la Somalie (comtés de Mandera, Garissa, Lamu) où les déplacements sont formellement déconseillés, en raison d’attaques et d’enlèvements fréquents. Le pays est par ailleurs confronté à la menace de l’« Etat islamique », également présent dans son environnement régional immédiat, notamment en Somalie et au Mozambique.
Depuis 2019, le Shebab al Islami a conduit deux opérations d’envergure au Kénya : dans la capitale Nairobi (attaque du complexe hôtelier Dusit en janvier 2019) et dans le comté de Lamu (attaque contre la base de Manda Bay en janvier 2020).
Dans ce contexte et particulièrement à Nairobi et dans les grandes villes (Kisumu, Mombasa…), il convient de faire preuve d’une vigilance accrue dans les lieux publics touristiques ou très fréquentés, notamment par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels), qui pourraient constituer une cible privilégiée pour des attaques terroristes. Il est recommandé d’observer la plus grande vigilance et de privilégier les lieux de sortie et de séjour sécurisés, qui bénéficient d’un dispositif de sécurité visible et dissuasif (vigiles).
En cas de présence à proximité directe du lieu d’un incident (explosion, attaque armée), il est recommandé de s’éloigner rapidement, de rassurer ses proches et de se signaler à l’ambassade.
Délinquance
La criminalité au Kénya demeure l’une des plus élevées d’Afrique : les vols à la tire (assortis de violence en cas de résistance), les agressions en voiture et les cambriolages sont fréquents. La vigilance est donc de mise, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur l’ensemble de la côte et des régions touristiques. Les zones résidentielles n’échappent pas à ce phénomène.
Des opérations de police sont fréquentes dans les comtés de Turkana, West Pokot, Elgeyo Marakwet, Baringo, Laikipia et Samburu, afin de traquer des groupes de bandits. Un couvre-feu est en vigueur dans certaines zones de ces 6 comtés de 18 heures à 6 heures. Il est recommandé de limiter les déplacements dans ces comtés.
Il existe par ailleurs un risque non négligeable d’escroquerie et de racket, y compris émanant d’agents de sécurité.
En cas d’agression, il est conseillé de ne pas opposer de résistance à son agresseur et de céder les éventuels objets de valeur convoités.
Dans les villes, les recommandations de sécurité à observer sont les suivantes :
- rester attentif aux pickpockets ;
- éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ;
- proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur (les laisser si possible dans un coffre à l’hôtel) ;
- ne pas transporter de grosses sommes d’argent (prévoir le strict minimum) ;
- de façon générale et particulièrement à partir du coucher du soleil, éviter tout déplacement à pied en ville (privilégier la voiture et les taxis), notamment dans les parcs publics (Uhuru Park à Nairobi est dangereux) ;
- en voiture, toujours circuler vitres fermées et portières verrouillées. En cas de léger accrochage, notamment par l’arrière, ou en cas de présence d’une « victime » qui aurait besoin d’assistance en bord de route, bien s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un piège. De nombreux cas d’escroquerie ont été rapportés par des personnes qui ont voulu porter assistance et ont ensuite été agressées ;
- être particulièrement vigilant lors des déplacements en bus, notamment en bus intra-urbain (matatu), qu’il convient par ailleurs d’éviter autant que possible, compte tenu des risques liés à la sécurité routière. Plusieurs cas d’agression, voire de détournement, ont été signalés.
Conflits agro-pastoraux
La question foncière et l’accès à l’eau sont à l’origine de conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs dans plusieurs régions du Kénya (notamment au Nord de Kitale, Loruk et Archer’s Post). Ces conflits peuvent engendrer des violences occasionnelles : vols de bétail, banditisme et affrontements interethniques. les ressortissants étrangers ne sont pas visés, mais la plus grande prudence reste de mise.
Le gouvernement kényan instaure un couvre-feu dans certaines localités des comtés de Turkana, West Pokot, Elgeyo-Marakwet, Baringo, Laikipia et Samburu.
Il est recommandé de s’informer avant tout déplacement.
Piraterie
Malgré l’absence d’attaques recensée depuis avril 2019, les bateaux de commerce et de plaisance continuent de faire l’objet de menaces importantes au large des côtes somaliennes. Par le passé, ce phénomène a pu s’étendre aux côtes kényanes. Sont particulièrement touchés le golfe d’Aden et une zone de l’océan Indien au large des côtes somaliennes. Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs) pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Il convient d’éviter impérativement la zone s’étendant jusqu’au méridien 72E et au parallèle 15S.
Il est nécessaire d’appliquer, dans cette zone, toutes les mesures de vigilance, et les consignes suivantes :
- Il est impératif de répondre à toute interrogation sur VHF émanant d’un bâtiment ou d’un aéronef militaire et de suivre les éventuelles consignes de cinématique ; celles-ci tiennent compte des dernières attaques recensées ;
- La navigation de plaisance (yachts, voiliers) est formellement déconseillée dans l’ensemble de la zone, les navires bas et lents sur l’eau étant les plus vulnérables à des actions d’abordage hostiles. À bord des grands voiliers, les mesures préventives (lance à incendie, dispositif sonore, entraves pour l’accès à bord, etc.) doivent être activées, en veillant à ne pas exposer le personnel à portée de tir des pirates ;
- Concernant le trafic maritime commercial, les armateurs et commandants de navires doivent impérativement s’inscrire au Contrôle naval volontaire (CNV) en océan Indien (mica-watchkeeper@defense.gouv.fr) / 0298224917), déclarer leurs mouvements auprès de l’opération Atalanta de l’Union européenne en s’enregistrant auprès du MSCIO (Maritime Security Centre Indian Ocean : +33 (0) 298 220 220 / + 33 (0) 298 220 170 / postmaster@mscio.eu et transiter par le corridor internationalement reconnu (IRTC). Dans la perspective d’une traversée dans la zone à risque, les marins sont invités à prendre connaissance des bonnes pratiques, appelées BMP 54 (https://www.mscio.eu) et à les respecter ;
- Prendre systématiquement contact avec le commandant de la zone maritime, avant et pendant toute traversée dans une zone à risque :
- Etat-major de l’amiral commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN) : +971 265 74 265 alindien.marsec@defense.gouv.fr ;
- En cas de difficultés, l’alerte doit être donnée par tous les moyens de transmission disponibles. Outre l’appel sur la VHF 16 ou l’activation d’une balise de détresse, le navigateur doit chercher à contacter ses correspondants par téléphone cellulaire ou satellite et par courriel.
Pour plus d’informations, voir aussi la fiche thématique « Piraterie maritime ».
Risque routier
Chaque année, plus de 15.000 personnes perdent la vie en raison d’accidents de la route. Il est donc recommandé de faire preuve d’une extrême vigilance en matière de conduite au Kénya et de faire particulièrement attention aux bus ou minibus (« matatus ») dont le comportement sur la route est très dangereux.
Il est préférable d’éviter de prendre le bus et de privilégier le train ou l’avion pour les trajets longue distance ou le taxi pour les déplacements intra-urbains. Il est très fortement déconseillé de conduire de nuit en dehors des agglomérations et d’emprunter les taxi-motos ou « boda-boda », à la fois vulnérables et dangereux.
Recommandations générales
Il est recommandé :
- de consulter les agences de voyage locales et les spécialistes du tourisme pour l’organisation d’un séjour, afin d’éviter les lieux mal sécurisés et les itinéraires déconseillés ;
- dans les réserves et parcs naturels, de se conformer aux réglementations et recommandations des gardes. Il est notamment interdit d’y circuler à pied hors des aires prévues à cet effet et de s’y déplacer la nuit ;
- sur la côte, où la population musulmane est majoritaire, d’adopter une tenue vestimentaire adaptée ;
- la nuit, d’éviter la fréquentation des plages, sauf les plages privées et surveillées des hôtels ;
- en cas d’agression, de n’opposer aucune résistance.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kenya (sécurité), mise à jour le 25 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 25 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Formalités d’entrée
L’entrée au Kénya est soumise à l’obtention d’une autorisation électronique de voyage (eTA) sur le site suivant : https://etakenya.go.ke . L’eTA doit être présenté avant l’embarquement.
Certaines exemptions sont mentionnées au lien suivant : https://www.kcaa.or.ke/sites/default/files/publication/visa_free_regime_in_kenya.pdf
En cas de questions supplémentaires, il est possible de contacter l’ambassade du Kénya en France : https://kenyaembassyparis.fr
Le visa de tourisme, d’une durée maximale de trois mois, peut éventuellement être prolongé de trois mois supplémentaires auprès du Service de l’Immigration. Le coût de cette formalité est de 50 USD.
Les personnes souhaitant s’installer (séjour de plus de six mois) ou travailler au Kénya doivent obtenir le permis de résident correspondant (Work-Permit, Dependant Pass, etc.). Les autorités kényanes sont strictes vis-à-vis des étrangers en situation irrégulière (travail bénévole ou rémunéré sans permis de travail, etc.). Les contrôles sont fréquents.
Parmi les différents types de permis de travail, le permis Class N - Digital Nomad autorise une personne à travailler à distance au Kenya pour une entreprise enregistrée à l’étranger. La procédure requiert l’obtention d’une lettre de non-objection de l’ambassade de France au Kenya.
Pour de plus amples informations, contacter l’ambassade du Kénya à Paris en consultant son site internet (en anglais).
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kenya (entrée et séjour), mise à jour le 25 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 25 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Autorisation de voyage électronique (eTA) : précisions complémentairesÀ confirmer
- Le Kenya exige une eTA en ligne avant le départ ; le portail officiel cité est etakenya.go.ke.
- Montant le plus cité : 51 dollars pour une eTA touristique à entrée unique, délai jusqu’à 3 jours ouvrés. Des sources plus anciennes donnent 30 dollars.
- Un certificat de vaccination contre la fièvre jaune peut être exigé selon la provenance : à vérifier.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kenya (entrée et séjour) (source officielle) ; Tourmag, le Kenya dévoile son eTA (presse professionnelle du tourisme) ; Action-Visas, Kenya e-visa (site spécialisé)
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Fièvre jaune : endémique au centre et à l’ouest du Kénya, la vaccination est fortement recommandée (à pratiquer en centres agréés). Elle est obligatoire en cas de séjour préalable dans certains pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Méningite ACWY : en cas de séjour pendant la saison sèche (habituellement hiver et printemps) ou d’épidémie signalée ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Chikungunya : en cas d’épidémie ou de séjour prolongé ;
- Dengue : en cas d’épidémie active ou de séjour prolongé en zone endémique ;
- Mpox : en cas d’exposition à risque.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Fièvre jaune
Il s’agit d’une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête…) à des formes plus graves (vomissements de sang, jaunisse, convulsions, coma…) qui sont mortelles dans 20 à 60 % des cas. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
La prévention individuelle repose uniquement sur la vaccination et sur la protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination doit être réalisée dans un centre de vaccination international et de préférence au moins 10 jours avant le départ.
De nombreux pays exigent la vaccination à l’entrée du territoire. Le fait qu’un pays n’exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu’il n’y a aucun risque de transmission de la maladie.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
La fièvre jaune est endémique au centre et à l’ouest du Kenya. La vaccination est fortement recommandée (à pratiquer en centres agréés). La vaccination contre la fièvre jaune n’est en principe exigée que pour les personnes en provenance d’un pays où cette fièvre est endémique(1), ou pour les personnes qui ont transité plus de 12 heures par un de ces pays. Afin d’éviter tout désagrément, il est très vivement recommandé d’être à jour pour la vaccination contre la fièvre jaune et d’être en possession d’un carnet de vaccination international.
(1) En Afrique : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, République centrafricaine, Congo, Congo (RDC), Côte d’Ivoire, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissao, Guinée équatoriale, Kénya, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Ouganda, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tchad, Togo. En Amérique du Sud : Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur, Guyane, Guyana, Panama, Paraguay, Pérou, Surinam, Trinité-et-Tobago, Vénézuéla.
Fièvre de la vallée du Rift (FVR)
La fièvre de la vallée du Rift est une maladie principalement animale due à un virus qui peut occasionnellement infecter les humains. La transmission résulte d’un contact direct ou indirect avec des fluides corporels d’animaux contaminés mais peut aussi être due à la piqûre de moustiques infectés. À ce jour, aucune transmission entre humains n’a été observée.
Chez l’humain la FVR est souvent asymptomatique ou bénigne et peut entrainer de la fièvre, une faiblesse générale et des douleurs articulaires. Dans de rares cas, des complications graves peuvent survenir (troubles oculaires, méningés ou hémorragiques). Il n’existe pas de traitement spécifique.
Il est recommandé de se protéger contre les piqûres de moustiques, de consommer uniquement des produits d’origine animale (viande, lait) bien cuits et d’éviter de manipuler les animaux malades ou morts.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Le paludisme (ou malaria) est endémique au Kénya. Le risque de transmission est faible à Nairobi, mais significativement élevé autour du lac Victoria et sur la côte kényane.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Le Kénya connaît périodiquement des épisodes épidémiques de choléra. À Nairobi, des cas sont signalés régulièrement dans plusieurs quartiers, y compris dans des établissements hôteliers. L’épidémie de choléra déclarée le 8 octobre 2022 se poursuit. Elle s’est propagée dans 20 comtés et elle est encore active dans 9 comtés dont les plus touchés sont Nairobi, Garissa et Mandera.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Hépatite A
L’hépatite A est une maladie virale du foie provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La prévention repose sur la vaccination et le respect de règles d’hygiène alimentaire.
Méningites à méningocoques
Il s’agit d’une infection très grave voire mortelle due à une famille de bactérie appelé méningocoques, qui atteint les enveloppes du système nerveux. La transmission entre individus se fait par l’intermédiaire de gouttelettes et sécrétions respiratoires, lors d’un contact prolongé. Des épidémies régulières sont observées en Afrique sub-saharienne notamment pendant la saison sèche (de novembre à juin). Les symptômes associent fièvre, maux de tête et du cou intenses, vomissements, léthargie, voire troubles de la conscience et coma. L’apparition de taches rouges sur la peau (purpura) d’extension rapide constitue un signe de gravité imposant une prise en charge médicale immédiate. La prévention repose sur la vaccination contre le méningocoque (sérotypes A, C, Y, W135). Il est recommandé de consulter un médecin ou un centre de vaccinations internationales avant tout voyage.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé.
MPOX
Le mpox (anciennement variole du singe) est une maladie virale qui se transmet par contact rapproché avec une personne infectée via notamment des lésions cutanées, des fluides corporels, des objets contaminés ou encore des gouttelettes respiratoires (postillons). La maladie est caractérisée le plus souvent par l’association de fièvre, de courbatures et d’une éruption cutanée. Des formes graves voire mortelles sont possibles, notamment chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Avant le départ en zone endémique, la vaccination peut être indiquée pour les voyageurs les plus à risques. L’application des mesures de prévention est essentielle : hygiène des mains, évitement de contacts physiques rapprochés avec des personnes infectées ou susceptibles de l’être, absence de contact avec des animaux malades ou des objets potentiellement contaminés. En cas de contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France, le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la santé.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Rougeole
La rougeole est une maladie virale très contagieuse transmise par voie aérienne (toux, éternuements) et qui se manifeste principalement par l’association d’une syndrome grippal (fièvre, toux, fatigue) et d’une éruption cutanée caractéristique. Des complications graves peuvent survenir notamment des pneumonies ou atteintes neurologiques. La prévention repose essentiellement sur la vaccination. Il est recommandé de consulter son médecin ou un centre de vaccination international avant le départ afin de vérifier que son statut vaccinal.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Le Kénya est un des 30 pays à fort prévalence pour la tuberculose et la co-infection TB/VIH. La tuberculose reste l’une des principales causes de décès au Kénya.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
En cas de manquement à ces règles, il faut impérativement consulter dans les meilleurs délais un médecin qui peut prescrire une prévention post exposition, disponible au Kénya.
Avec 1,4 million de personnes vivant avec le VIH (2022), le Kénya se classe au 11ème rang mondial en termes d’épidémie de VIH. L’infection par le VIH est la 3ème cause de décès dans le pays.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kenya (santé), mise à jour le 25 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 25 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
Consul honoraire à Mombasa
Alliance française de Mombasa, Moyne Drive, Nyali, Mombasa
- Tel : 0722 414 985 (mobile) - +254 710 99 88 77 (fixe)
- Courriel : mombasa@agenceconsulaire.fr
Établissements de soins médicaux à Nairobi
- Flying Doctors : https://flydoc.org/contact/ ; pour les urgences : +254 (0) 206 992222 ; +254 (0) 730 811811 ; +254 (0) 709 962811
- Nairobi Hospital : https://thenairobihosp.org/contact-us ; +254 20 284 50 00
- Aga Khan Hospital : https://hospitals.aku.edu/nairobi/ContactUs/Pages/default.aspx ; +254 111 011888
NB : ces établissements sont privés ; leurs prestations sont de qualité, mais à des tarifs élevés.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kenya (contacts utiles), mise à jour le 25 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 25 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.