Voyager au Kirghizistan
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
L’ambassade de France au Kirghizstan, qui ne dispose pas de service consulaire, a des capacités limitées pour venir en aide aux Français en cas de crise.
Les Français qui se rendent dans le pays doivent veiller à leur sécurité et ne pas s’exposer inutilement. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent d’une assistance médicale à l’étranger couvrant les secours en montagne et une assurance rapatriement en cas de crise (vérifier les termes des contrats d’assurance) et de moyens financiers nécessaires pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation, etc..
L’ambassade de France au Kirghizstan ne délivre pas de titres d’identité et de voyage. En cas de perte ou de vol de passeport, l’ambassade d’Allemagne à Bichkek peut émettre, après vérifications, un laissez-passer. Ce titre d’urgence permet uniquement de se rendre en France, où il sera possible de faire renouveler le titre perdu ou volé.
L’ambassade de France à Astana (Kazakhstan), est compétente pour toutes les autres démarches administratives concernant les Français résidents ou de passage au Kirghizstan.
Trouver toutes les informations nécessaires sur le site de l’Ambassade de France à Astana.
En cas d’incident grave dans le pays pendant son séjour, il est important de rassurer ses proches.
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 25/03/2026, information toujours valable à la date du jour
L’ensemble du territoire du Kirghizstan est placé en vigilance renforcée. Les risques y sont limités : risques naturels, sanitaires, petite délinquance. Aucun d'entre eux ne compromet le tourisme.
Risque sismique
Le Kirghizstan est situé en zone sismique. Il est recommandé de consulter la fiche « Séismes ».
Les voyageurs français se rendant au Kirghizstan sont exposés, comme dans le reste de l’Asie centrale (cf tremblements de terre destructeurs à Almaty au 19ème siècle, à Achgabat en 1948 et à Tachkent en 1966), au risque sismique, notamment :
- Dans les régions frontalières avec la Chine et le Tadjikistan
- Dans la région du lac Issyk-Koul (chaine du Tian Shan)
- Dans la vallée de Fergana
A Bichkek, la dernière secousse significative a été enregistrée en mars 2025.
Risques liés aux transports
Les accidents de la route sont fréquents. On dénombre chaque année entre 900 et 1 000 morts sur les routes. Il convient par conséquent d’être prudent au volant et vigilant à l’égard du comportement des autres conducteurs.
Hormis quelques grands axes (Bichkek/Och, Bichkek/lac Issyk-Kul, Bichkek/Almaty), le réseau routier est en assez mauvais état.
Il existe des risques inhérents au trafic routier sur tout le territoire du Kirghizstan, y compris à Bichkek, capitale densément peuplée dans laquelle les infrastructures routières construites pour 400.000 personnes ne sont pas adaptées à une population en forte croissance, estimée à 1.321.000 personnes en 2025. Les déplacements sur les axes principaux du pays (Bichkek – Och, Bichkek – Issyk Koul, Bichkek – Naryn) sont particulièrement à risque pour les voyageurs de passage :
- Vitesse excessive ;
- Vétusté, mauvais entretien des véhicules et utilisation de pièces contrefaites ;
- Défaillance ou absence de ceintures de sécurité, surtout dans les taxis partagés et minibus (« marchroutkas ») ;
- Comportements imprévisibles ;
- Alcool au volant ;
- Traversées de troupeaux (notamment en période de transhumance de mai à juin et de septembre à octobre) ;
- Neige et verglas en hiver ;
- Usage fréquent du téléphone au volant.
L’accès à des régions reculées ou mal desservies doit être planifié avec soin : la circulation automobile hors des grands axes routiers peut être difficile en raison de la détérioration des chaussées et des risques climatiques. En cas d’accidents corporels et de blessures, le temps d’attente de l’assistance médicale peut être long.
Les contrôles techniques des véhicules sont inexistants, les assurances sont obligatoires pour tous les véhicules mais jamais contrôlées.
En cas de contrôle par la police de la route kirghize, la présentation d’un permis de conduire international, en sus du permis de conduire français, est fortement conseillée. A défaut, la présentation du seul permis de conduire français peut s’avérer suffisante, à condition toutefois qu’il soit accompagné d’une traduction certifiée conforme, en langue kirghize ou en langue russe.
En cas de déplacement via des taxis partagés, bien vérifier l’état du véhicule et privilégier les véhicules avec un volant à gauche.
Dans les grandes villes, les piétons doivent également faire preuve de prudence, y compris lorsqu’ils traversent les passages cloutés, faute souvent de signalisation. A Bichkek, le développement non régulé de l’usage des trottinettes électriques est source d’accidents.
Circuler à vélo sur les grands axes asphaltés du pays et dans Bichkek est déconseillé. Éviter le tunnel de Töö Ashu et la gorge de Boom à vélo. Le train Bichkek – Balykchy est une alternative souhaitable et bon marché pour rejoindre la région Est du pays avec son vélo.
Extorsions
Des cas d’extorsion de fonds par des policiers en uniforme ainsi que par des douaniers à certains passages frontaliers ont été signalés. Dans de tels cas, il est recommandé de relater le plus précisément possible les faits à l’ambassade (voir « Recommandations générales »).
Il convient également d’être vigilant aux abords des bureaux de change et des distributeurs automatiques de billets, de même que dans les bus, et dans certains bars et boites de nuit. Il est fortement conseillé de laisser l’original de son passeport (en gardant une copie) et son argent (en ne prenant que le nécessaire) à son logement dans un lieu sûr.
Agressions, risques spécifiques pour certaines catégories de voyageurs
Femmes : des agressions sexuelles à l’encontre de touristes étrangères ont été signalées. Il est recommandé de veiller à ne jamais se retrouver seule dans les zones isolées ou peu fréquentées, notamment à la nuit tombée. Il est également recommandé aux femmes d’éviter de pratiquer des excursions en montagne sans accompagnement par au moins un homme de confiance. Le Sud du pays étant plus conservateur, il est recommandé de porter des tenues adéquates.
Personnes LGBT+ : les unions de même sexe ne sont pas reconnues au Kirghizistan et l’adoption n’est pas ouverte aux couples concernés. Si les relations entre adultes consentants ne sont pas pénalisées, elles restent peu tolérées socialement et aucune législation ne protège explicitement contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. Des risques de discrimination, de poursuites détournées, ainsi que de menaces, harcèlement ou extorsion, y compris de la part des forces de l’ordre, sont régulièrement signalés, ce qui justifie une vigilance particulière.
Personnes en situation de handicap : la législation kirghize prohibe en principe toute discrimination fondée sur un handicap physique, intellectuel ou mental, mais cette interdiction demeure peu appliquée en pratique. L’accès aux trottoirs ainsi qu’aux bâtiments publics peut s’avérer restreint, et les transports en commun présentent également des limites en matière d’accessibilité.
Tensions communautaires possibles dans le bassin de l’Isfara
Les relations entre villages frontaliers kirghizes et tadjiks dans le bassin de la rivière Isfara (oblast kirghize de Batken) ont été conflictuelles pendant de nombreuses années et ont conduit à des violences (derniers affrontements en 2022). Néanmoins la signature en mars 2025 d’un traité de délimitation de la frontière entre les deux pays, l’ouverture des frontières et la reprise des échanges humains et commerciaux ont instauré une dynamique positive de coopération régionale.
Recommandations générales
Il est recommandé de voyager en groupe, assisté d’un ou plusieurs accompagnateurs locaux pour les déplacements en dehors de Bichkek, et de se tenir à l’écart de toute manifestation politique dans le pays.
Il convient de se munir d’une photocopie du passeport et des tampons de la police des frontières, à présenter lors des contrôles de routine.
Il convient de se montrer prudent au sortir d’une soirée ou d’un dîner au restaurant, et d’éviter de se promener seul la nuit. Des sociétés de taxis peuvent, à faible coût, conduire leurs passagers où ils veulent.
Expéditions de haute montagne
Dans un contexte d’augmentation du volume de touristes français amateurs de randonnées longues et d’itinérances dans les parcs nationaux kirghizes, il est important de rappeler que les sentiers de montagne ne sont pour la plupart pas balisés. La montagne kirghize peut être dangereuse notamment du fait du changement climatique qui occasionne des événements météorologiques exceptionnels et soudains : avalanches, éboulements/glissements de terrain, coulées de boues, crues soudaines.
Le Kirghizstan abrite trois sommets de plus de 7 000 m très prisés des alpinistes. Le pic Lénine est très populaire, l’accès au camp de base se faisant par une route asphaltée qui relie le Kirghizstan et le Tadjikistan, à près de 4 000 m d’altitude. Toutefois, l’accès à ce camp et surtout l’ascension du pic Lénine ne sont pas sans danger. En effet, l’arrivée par voiture au camp de base sans fournir le moindre effort physique ne permet pas l’acclimatation. La température au sommet peut descendre jusqu’à -30°C, alors même que la chaleur estivale couvre le camp de base. Les voyageurs peuvent souffrir de violents maux de tête et d’insomnie dès leur arrivée. Chaque année, plusieurs accidents mortels sont enregistrés, dus à une ascension trop rapide (embolies pulmonaire ou cérébrale), à des erreurs d’inattention (chutes dans une crevasse, décrochages sur une pente glacée) ou encore au manque d’équipement (gelures pouvant entraîner l’amputation des phalanges, faute de gants ou de chaussures adaptés).
Afin de limiter ces risques, il est vivement recommandé :
- De ne jamais s’aventurer seul en montagne ;
- De ne pas s’engager auprès d’une agence de voyage, française ou kirghize, sans s’être préalablement renseigné sur les conditions de l’ascension, les différentes étapes de l’acclimatation, les règles d’alimentation et l’équipement nécessaire ;
- De prendre contact bien en amont avec son guide (dont les références, la certification et les compétences – notamment linguistiques – devront être bien vérifiées) et de définir la liste des vêtements et des équipements requis ;
- De ne pas s’aventurer en montagne sans équipement approprié (contre le froid notamment).
- De ne pas s’approcher des frontières.
Il est également conseillé aux voyageurs de communiquer leur itinéraire de haute montagne au ministère des situations d’urgence avant leur départ. Contact : 112.
Il convient enfin de souscrire une assurance adaptée couvrant les frais médicaux, le rapatriement sanitaire et les secours en montagne et de vérifier l’ensemble des garanties. Il est recommandé de vérifier que votre assurance soit en lien avec un partenaire kirghize sérieux et en activité au moment du séjour.
Les nombreux sites Internet et les blogs consacrés au pic Lénine peuvent être utilement consultés.
Activités touristiques estivales
L’équitation est une activité touristique populaire au Kirghizstan en plus d’être généralement accessible aux débutants. Mais celle-ci comporte des risques divers : chutes, fractures, surexploitation animale, escroquerie à la location de chevaux et autres services touristiques. Il est vivement conseillé de porter un casque et de vérifier l’état de santé général du cheval avant de partir (sous la selle, sabots, passages de sangle, maigreur apparente). Un cheval visiblement blessé doit être refusé. En été, la traversée de rivières doit être bien sécurisée et réalisée avec un guide expérimenté.
Durant les activités de randonnée il est recommandé de porter des vêtements longs et couvrants pour se prémunir des tiques et de l’encéphalite notamment durant les pics ( avril – mai et août-septembre) et des brûlures du Yugan, notamment en avril, mai, juin et juillet.
Activités hivernales (ski de randonnée notamment)
Plusieurs décès ont été enregistrés ces dernières années dans les massifs montagneux du Kirghizstan suite à la pratique du ski de randonnée. Les secours en montagne au Kirghizstan sont encore lents et mal organisés. A moins de voyager avec un organisme spécialisé, les secours par hélicoptère sont encore limités.
Le manteau neigeux est, du fait des conditions climatiques, généralement plus instable dans les montagnes du Tien Shan que dans les Alpes.
Il convient donc de s’assurer :
- Que l’organisme de voyage spécialisé vous a enregistré auprès du système de secours en montagne existant.
- Que le guide est certifié UIAGM/IFMGA. Les guides diplômés de l’Association des Guides de Haute-Montagne Kirghize (KMGA) sont certifiés.
- Avoir le niveau technique nécessaire pour s’aventurer sur un domaine non-balisé.
- Avoir l’équipement (DVA, pelle, sonde, sac airbag) et les connaissances nécessaires pour prêter assistance aux membres du groupe.
- En cas de voyage sans organisme, laisser un plan de journée à une personne de confiance avec des instructions en cas de non-retour.
- En cas de voyage sans organisme, ne pas s’engager dans des couloirs ou des pentes de plus de 35°.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kirghizistan (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Régime sans visa
Les ressortissants français bénéficient d’un régime d’exemption de visa pour les séjours touristiques ou d’affaires de courte durée n’excédant pas 30 jours.
Après avoir séjourné 30 jours sur le territoire, il est nécessaire d’attendre 30 jours avant de pouvoir revenir sans visa.
Il est fortement recommandé d’éviter tout dépassement de séjour, celui-ci pouvant entraîner :
- une amende ;
- un signalement négatif auprès des autorités kirghizes ;
- l’obligation d’obtenir un visa de sortie.
Par mesure de précaution, il est recommandé de quitter le territoire un jour avant l’expiration du visa.
Régime avec visa
Il n’existe pas de visa pour un séjour touristique supérieur à 30 jours.
Pour les séjours de longue durée supérieurs à 30 jours calendaires, pour des motifs ne relevant pas d’une activité génératrice de revenus, y compris la participation à des événements professionnels (négociations, conférences, réunions), à des événements sportifs ou encore pour recevoir des soins médicaux, les ressortissants français doivent solliciter un visa dit « Business » (type « B ») , valable pour une durée pouvant aller jusqu’à 90 jours.
Ce visa peut être obtenu sur le site du Département des affaires consulaires du ministère des Affaires étrangère de la République kirghize.
En contrepartie du paiement de frais consulaires majorés de 200 %, le délai d’examen d’une demande de visa électronique peut être réduit à un maximum de deux jours ouvrables.
Enregistrement
Les citoyens français, peuvent séjourner jusqu'à 30 jours sans enregistrement. L’enregistrement est nécessaire si le séjour dépasse 30 jours, dans le cas d’un visa type B par exemple.
L’enregistrement est payant et valable pour toute la durée du visa.
La demande d’enregistrement doit mentionner l’adresse de résidence. Cette adresse peut être un logement, un hôtel, une maison d’hôtes, ou une auberge de jeunesse.
Pour s’enregistrer il est nécessaire d’être muni de son passeport et de celui du propriétaire du logement ainsi que du passeport du logement. Il n’est pas nécessaire d’avoir un INN (Numéro d'identification fiscale) pour s’enregistrer.
Pour plus d’informations notamment le tarif de l’enregistrement : https://gukyzmat.gov.kg/categories/26/services/56.
La démarche peut être faite en ligne à l’adresse suivante : https://ereg.e-gov.kg/form6.php.
Elle peut également se faire sur place dans les Centres de services publics (ЦОН / TSON).
Le défaut d'enregistrement entraînera une amende d’au moins 10 000 soms kirghizes et des retards au départ du Kirghizistan. Les amendes ne peuvent pas être réglées aux postes frontières terrestres, mais peuvent l'être au poste de la milice à l'aéroport. Cette procédure est cependant longue et peut engendrer des retards de voyage.
Dépassement de la durée de séjour
En cas de dépassement de la durée légale de séjour, dans le cadre d’un régime de visa ou d’exemption de visa, il est nécessaire de solliciter un visa de sortie (type « L ») afin de pouvoir quitter le territoire kirghize.
Il est nécessaire en amont de demander une lettre du ministère de l’intérieur autorisant la demande de visa de sortie. Celle-ci peut être obtenue dans un bureau de police.
Ce visa est délivré pour une durée maximale de dix jours.
- Ministère des Affaires étrangères (service consulaire) de la République kirghize : Adresse : Bichkek, rue Togolok Moldo 10 Whatsapp : +996 999 312 002 E-mail : e-visa@mfa.gov.kg
- Ministère de l’Intérieur de la République kirghize :
- Depuis le Kirghizstan 0312266170 / 0312266165 / 0995703070 / 0704037188 / 0502727270 / 0555115577 / 0703222622 / 0700070723 / 0555693069 / 0708049244.
- Depuis la France, ajouter le code international (996) et enlever le 0, exemple : +996 312266170.
Passeport
Les voyageurs doivent être en possession d’un passeport d’une durée de validité de six mois au minimum après la fin du séjour au Kirghizstan.
En cas de perte ou de vol du passeport, il conviendra :
- de déclarer la perte ou le vol du document auprès de la police ;
- de solliciter, sur présentation de la déclaration remise par la police, auprès de l’Ambassade d’Allemagne (tél. : +996 312 62-7 1-00) l’établissement d’un laissez-passer (l’Ambassade de France n’a pas la possibilité de délivrer des passeports d’urgence ou des laissez-passer ) ;
- de solliciter la délivrance d’un visa de sortie sur le site internet https://evisa.e-gov.kg/ . En cas de difficulté, il convient de s’adresser au Département des affaires consulaires du Ministère des Affaires étrangères kirghize (10a rue Togolok Moldo / angle rue Toktogul – Bichkek voir les contacts ci-dessus).
Enregistrement du téléphone
Pour un séjour de plus de 30 jours il est nécessaire d’enregistrer son téléphone.
Il est possible de demander à l’opérateur téléphonique d’enregistrer le téléphone au moment de l’achat du téléphone ou de la carte Sim.
Il est possible d’enregistrer son téléphone avec son IMEI en se rendant à l’adresse suivante : https://imei.kg/
Frontière terrestre avec le Tadjikistan
Fermée depuis mai 2021 après un conflit meurtrier, la frontière entre le Kirghizstan et le Tadjikistan est à nouveau officiellement ouverte depuis la signature d’un traité de délimitation, le 13 mars 2025 à Bichkek, entre les présidents kirghize et tadjik.
Sur les cinq points de passage pour traverser cette frontière, un seul est ouvert à tous (auquel il convient d’en ajouter deux autres qui sont ouverts de manière effective mais qui officiellement restent fermés) et un second ouvert seulement aux populations tadjike et kirghize :
- District de Sughd (TJ) / Batken (KG) :
- Guliston (TJ) / Kyzyl-Bel Avtodorozhnyi (KG) : ouvert à tous ;
- Madaniyat (TJ) / Kairagach Avtodoroznyi (KG) : ouvert uniquement aux populations tadjike et kirghize ;
- Ovchikalacha (TJ) / Kulundu Avtodoroznhyi (KG) : fermé.
- District du Lakhsh-GBAO (TJ) / Och (KG) :
- Karamik (TJ) / Karamyk Avtodorozhnyi (Chon Alay, KG) : fermé officiellement mais ouvert de manière effective ;
- Kyzyl Art (TJ) / Bor Dobo Avtodorozhnyi (Chon Alay, KG) : fermé officiellement mais ouvert de manière effective, sous conditions (cf. infra) .
Les réouvertures des postes-frontières de Kyzyl-Art / Bordobo et de Karamyk ont été annoncées en juillet 2025. Cependant, ces deux réouvertures, qui sont effectives sur le terrain, ne sont néanmoins confirmées par aucun document officiel, ni au Kirghizstan, ni au Tadjikistan.
S’agissant du poste-frontière Kyzyl-Art, GBAO (TJ) / Bordobo, Och (KG), peu accessible en période hivernale, celui-ci nécessite, dans le sens Kirghizstan-Tadjikistan, l’obtention, au préalable, auprès des autorités tadjikes, d’une autorisation spéciale pour se rendre dans la région autonome du Haut-Badakhchan (dite GBAO, voir paragraphe « Enregistrement des personnes » de la fiche conseils aux voyageurs pour le Tadjikistan). Dans le sens Tadjikistan-Kirghizstan, une autorisation du ministère du tourisme du Kirghizstan peut être requise.
Depuis avril 2025, des vols réguliers directs sont à nouveau assurés entre les deux pays. Les vols entre Douchanbé et Bichkek sont assurés par une compagnie aérienne tadjike.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kirghizistan (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée sans visa : durée à confirmer : précisions complémentairesÀ confirmer
- Les Français sont exemptés de visa pour un séjour touristique ou d’affaires, selon les guides consultés.
- La durée diffère selon les sources : une règle de 60 jours semble avoir été réduite à 30 jours à partir de fin 2025 pour une partie des pays, et un site de visas indique 30 jours pour les Français (vérification de juillet 2026).
- Passeport valable au moins six mois après l’arrivée.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kirghizistan (entrée et séjour) (source officielle) ; Routard, formalités d’entrée au Kirghizistan (guide de voyage) ; Action-Visas, Kirghizistan (site spécialisé)
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Les infrastructures médicales au Kirghizstan sont d’un niveau inégal. Il est conseillé de préférer le secteur privé, notamment les cliniques étrangères.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Rage : notamment enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales ;
- Encéphalite à tiques : en cas de randonnées et de séjours à la campagne
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kirghizistan (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Argent et paiementÀ documenter
Ambassade, consulats et urgencesVérifié
Retrouvez dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.
- Pompiers : 101
- Milice : 102
- Urgence médicale : 103
- Ambulance privée « Medical Service » (24h/24) - Tél. : 151 (payant)
- Centre médical « Eldik » : 2/1 Boulevard Molodoï Gvardi – Tél : +996 312 652 079
- Centre médical « Médi » : 5/3 rue Souerkoulova – Tél : + 996 312 595 627
- Centre médical « Néomed » : 46 rue Orozbekova – Tél : + 996 312 906 090
- Clinique de l’Appareil présidentiel et gouvernemental de la République kirghize : 110, rue Kievskaïa - Tél. : +996 312 66 19 01
- Centre républicain de diagnostique (examens médicaux) : 27, rue Kievskaïa - Tél. : +996 500 43 54 23 , +996 550 43 54 23, +996 777 43 54 23
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Kirghizistan (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.