Voyager en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.
Sécurité et conseils officielsVérifié
Avertissements
L’ambassade de France en Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose de capacités limitées pour venir en aide aux Français en cas de crise. Les Français qui se rendent dans le pays sont responsables de leur propre sécurité. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent de moyens de secours nécessaires en cas de crise (vérifier les termes des contrats d’assurance, s’assurer de disposer des moyens financiers nécessaires pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation).
L’ambassade ne délivre pas de titres d’identité ou de voyage. En cas de perte ou de vol de passeport, l’ambassade pourra néanmoins émettre un laissez-passer. Ce titre d’urgence permet uniquement de se rendre en France, où l’on peut faire renouveler le titre perdu ou volé. Le consulat général de France à Sydney (Australie) est compétent pour toutes les autres démarches administratives concernant les Français résidant ou de passage en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
L’ambassade de France à Port Moresby peut être jointe au +675 321 55 50, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h00 à 18h, et au + 675 70183716 (téléphone d’urgence) en dehors des horaires d’ouverture.
Le consulat général de France à Sydney peut être joint au +61 2 9268 2400 du lundi au jeudi de 09h00 à 17h00 et le vendredi de 09h00 à 12h30.
En cas d’incident grave dans le pays pendant son séjour, prendre, dans toute la mesure du possible, l’initiative de rassurer ses proches.
Zones de vigilance
Dernière actualisation le 11/03/2026, information toujours valable à la date du jour
- Il est recommandé de faire preuve d’une grande vigilance dans l’ensemble des centres urbains, et en particulier dans la capitale, à Lae, Madang, Mount Hagen, Wewak, Goroka et Alotau. Ces villes connaissent une forte insécurité, marquée par de fréquents incidents violents et imprévisibles : vols à la tire, agressions à main armée, détournements de voitures, extorsions de fonds, cambriolages, viols. Il convient d’y privilégier les déplacements en voiture avec des transports de confiance.
- Compte tenu de la situation sécuritaire qui prévaut dans les Highlands et le Sepik (provinces d’Hela, Enga, Jiwaka, Simbu, Western Highlands, Southern Highlands, Eastern Highlands, West et East Sepik) et des fréquents évènements violents que connaissent ces contrées sur fond de tensions tribales et communautaires, il est fortement déconseillé de s’y rendre sauf raison impérative et avec escorte ou accompagnateurs. Le recours à des agences spécialisées et à des guides professionnels licenciés est impératif. En cas de présence impérative dans cette zone, il convient d’être extrêmement prudent dans ses déplacements, de se tenir à l’écart de tout rassemblement, et de se tenir informé de la situation politique et sécuritaire.
- Des actes de piraterie peuvent survenir dans la région de Milne Bay. Tout déplacement doit par conséquent s’inscrire dans un cadre sécurisé, et préparé en avance. (voir à ce sujet les rubriques dédiées plus bas ainsi que dans la rubrique Infos utiles – Navigation de plaisance’).
- La zone frontière avec l’Indonésie (760 km) est le lieu d’affrontements armés et de trafics, dans sa partie nord en particulier. Elle est déconseillée sauf raison impérative. La frontière est d’ailleurs régulièrement fermée pour des durées indéterminées.
Recommandations générales
D’une façon générale, il est recommandé de :
- ne pas se promener seul/e et à pied de jour comme de nuit. Les femmes sont appelées à une vigilance particulière.
- utiliser les modes de transports recommandés par les agences ou les hôtels (navettes ou transport par des sociétés de sécurité). Les taxis et les bus sont à proscrire.
- se montrer particulièrement prudent aux abords des distributeurs de billets.
- s’abstenir de fréquenter les marchés des grandes villes. Se tenir éloigné de tout rassemblement.
- éviter le voisinage des zones d’habitat précaire (settlements).
- rouler fenêtres fermées et portes verrouillées. Éviter de rouler la nuit en dehors des villes, et en ville privilégier les grands axes fluides (éviter de suivre un GPS qui pour gagner quelques minutes peut vous conduire, notamment autour de l’aéroport de Port Moresby, dans des quartiers à forte criminalité). Circuler sur route goudronnées de préférence, en convoi ou avec une escorte. Veiller par ailleurs à bien respecter les règles de sécurité routière (port de la ceinture, siège enfant). L’usage des deux-roues n’est pas recommandé. En tout état de cause, le port d’un casque est conseillé.
- Des coupeurs de routes sévissent régulièrement sur les routes de Papouasie Nouvelle Guinée, même dans les centres urbains. En cas d’attaque ou d’agression (car-jacking, hold-up) il convient de ne pas résister, les assaillants n’hésitant pas à faire usage de leur arme.
Criminalité
L’ensemble du pays est marqué par un taux élevé de criminalité et de graves difficultés de sécurité. Il est toutefois possible d’y voyager, à condition de se maintenir dûment informé de l’évolution de la situation et de respecter des règles de prudence.
Des agressions pouvant survenir dans les endroits touristiques, il est nécessaire d’y respecter également les consignes données par les autorités (en particulier pour les randonnées) et de recourir à des agences spécialisées et à des guides professionnels licenciés.
Affrontements armés
Les affrontements intertribaux sont fréquents, en zone urbaine comme en zone rurale. Ils peuvent être d’une extrême violence. À l’approche des élections et pendant les fêtes de fin d’année, on observe une recrudescence d’incidents. Il convient donc de toujours se renseigner sur l’évolution de la situation sécuritaire dans la région que l’on souhaite visiter.
Risques naturels
Le pays se trouve sur une zone d’activité sismique (ceinture de feu du Pacifique). Il est particulièrement exposé aux éruptions volcaniques, aux tremblements de terre (celui du 26 février 2018 dans les Highlands a été particulièrement dévastateur) et aux raz-de-marée. La partie nord-ouest du pays est la plus exposée, notamment les îles de Nouvelle-Bretagne, de Nouvelle-Irlande et de Manam dont le volcan connaît depuis avril 2017 une nouvelle phase d’activité. L’île de Manam a été évacuée et son accès n’est pas autorisé.
Soumis à de violentes intempéries, le pays est aussi sujet aux inondations et aux glissements de terrain.
Du fait de la dépendance du pays à l’hydroélectricité et de la sécheresse liée au phénomène El Niño, les coupures d’électricité sont fréquentes.
Consulter également la fiche Séismes.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Papouasie-Nouvelle-Guinée (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
Entrée et séjourVérifié
Formalités d’entrée
Le passeport doit avoir une validité d’au moins 6 mois à la date de fin de séjour dans le pays. Pour un séjour inférieur à trois mois, un visa de court séjour est nécessaire.
Service de visa électronique (e-visa)
Les voyageurs français peuvent demander les visas suivants en ligne via le portail e-Visa de l’Autorité de l’immigration et de la citoyenneté de Papouasie-Nouvelle-Guinée :
- Touriste 60 jours (Easy visitor permit 60) ;
- Visa d’affaires de court séjour (Short term business visa) ;
- Visa de travailleur humanitaire et de volontaire (Aid worker volunteer visa) ;
- Visa de journaliste (Journalist visa).
Pour plus d’informations sur les visas, se connecter sur le portail de demande en ligne (en anglais).
Les visas peuvent toujours être demandés auprès des ambassades de Papouasie-Nouvelle-Guinée accréditées pour son lieu de résidence. L’ambassade de Papouasie-Nouvelle-Guinée compétente pour la France se trouve à Bruxelles.
Mesures liées à la Covid-19
La loi nationale sur l’urgence sanitaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée a été allégée, il n’y a donc plus d’obligation vaccinale contre la COVID-19.
Cependant, les modalités de demande de visa en ligne (voir supra) continuent d’exiger lors du processus de demande, les documents médicaux justifiant d’un schéma vaccinal complet contre la COVID-19. Dans le but d’obtenir une délivrance du visa par les autorités locales, il est donc recommandé de fournir une preuve de vaccination contre la COVID-19 lors du dépôt de la demande. En cas de refus de délivrance de visa par les autorités locales au motif de défaut de preuve de vaccination contre la COVID-19, l’ambassade ne pourra aucunement intervenir dans ce processus, qui incombe aux seules autorités locales.
Les voyageurs trouveront la procédure complète à jour pour l’entrée en Papouasie-Nouvelle-Guinée sur le site d’Air Nuigini.
Pour plus d’informations sur place :
Les personnes présentant des symptômes associés à la Covid-19 doivent appeler l’un des numéros suivants : 1 800 200 (Hot line), 019 (B mobile) ou 71960813 (DIGICEL).
Réglementation douanière
Il est rigoureusement interdit d’introduire sur le territoire fruits, légumes et produits d’origine animale. L’usage de la marijuana et d’autres stupéfiants est passible de lourdes peines de prison. Il est fortement déconseillé de voyager avec son animal de compagnie. En effet, une quarantaine de 6 mois - très onéreuse - est appliquée, sans qu’il soit possible d’exercer le moindre contrôle sur le traitement réservé à l’animal.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Papouasie-Nouvelle-Guinée (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.
SantéVérifié
Avant le départ
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
L’insuffisance de l’offre de soins et de l’infrastructure hospitalière contraint, en cas de problème de santé sérieux, à un rapatriement sanitaire, notamment vers Cairns en Australie.
En dehors de Port Moresby les hôpitaux et centres de santé subissent des fermetures temporaires en raisons de pénuries de personnel, de coupures de courant ou de rupture d’approvisionnement en carburant.
Les services médicaux, même à Port Moresby, sont limités :
- Ruptures régulières d’approvisionnement en médicaments
- Peu de médecins spécialistes dans le pays
- Services d’urgence saturés
L’isolement de certaines régions du fait des difficultés d’accès, limite les capacités d’évacuation par voie terrestre en cas d’accident grave ; celles-ci sont alors aéroportées dans la mesure du possible, et dès lors très couteuses. La souscription à une assurance d’assistance médicale et de rapatriement sanitaire est indispensable.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
- Poliomyélite : il est impératif, pour les voyageurs souhaitant se rendre dans le pays, de s’assurer de la validité de leur vaccination et de pouvoir en apporter la preuve à l’entrée sur le territoire, de même pour ceux ayant séjourné plus de 4 semaines dans le pays au moment de leur sortie du territoire ;
- Fièvre jaune : obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d'endémie ;
- Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
- Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
- Encéphalite japonaise : en fonction des conditions et de la durée du séjour.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Les autorités sanitaires locales attirent l’attention de la population en raison de la multiplication des cas de dengue, de la prolifération du moustique porteur du virus et de sa concentration, en particulier dans les zones côtières et la partie basse des Highlands.
Encéphalite japonaise
L’encéphalite japonaise est une infection virale grave principalement transmise à l’humain par la piqûre de moustiques infectés, qui se reproduisent dans les zones rurales, notamment les rizières. Les porcs et les oiseaux aquatiques servent de réservoirs naturels pour le virus.
Les symptômes de l’encéphalite japonaise apparaissent après une période d’incubation de 4 à 15 jours. La plupart des infections restent bénignes, se manifestant par une simple fièvre ou des céphalées. Dans environ 1 cas sur 250, les personnes touchées peuvent présenter une forte fièvre, une raideur de la nuque, une désorientation, un coma, des convulsions et une paralysie. La mortalité peut atteindre 30%. Beaucoup de survivants souffrent de séquelles neurologiques.
Il n’existe pas de traitement curatif. La prévention repose sur la protection contre les piqures de moustiques et la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée est un pays à risque d’infection Zika mais il n’y a pas de transmission actuellement.
Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et/ ou ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite « des mains sales », se traduit par des troubles digestifs sévères (diarrhée liquide abondante, crampes abdominales, vomissements), un état de faiblesse générale et parfois de la fièvre.
La prévention repose sur la vaccination et le respect des règles d’hygiène alimentaire (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteille, peler les fruits et légumes, manger de la nourriture cuite ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de la maladie doivent consulter un médecin en urgence.
Pour plus d’informations, consulter le site Santé publique France et le site du ministère de la Santé.
Des cas de choléra sont toujours possibles localement, en particulier dans les villes de Lae et Madang et dans leurs alentours.
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Poliomyélite
La poliomyélite est une maladie très contagieuse due à un virus, transmis principalement par l’intermédiaire d’eau souillée et d’aliments contaminés par les selles. Après une incubation de quelques jours, l’infection est souvent bénigne voire asymptomatique mais dans de rares cas, elle peut entraîner une paralysie aiguë parfois irréversible, notamment des membres inférieurs. La paralysie des muscles respiratoires peut être mortelle. Il n’existe pas de traitement curatif et seulement des soins symptomatiques. La prévention repose sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Organisation mondiale de la Santé et le site de l'Institut Pasteur.
Épidémie de poliomyélite :
L’Organisation mondiale de la santé et le Département de la Santé de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont émis une alerte poliomyélite dans le pays, qui s’accompagne d’une campagne massive de vaccination dans les provinces de Morobe, Madang et des Eastern Highlands.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.
Tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par une bactérie, transmise par voie aérienne. Elle touche principalement les poumons, mais peut aussi affecter d’autres organes. La maladie peut être latente ou active, avec des symptômes comme une toux prolongée, de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids. Le traitement associe plusieurs antibiotiques pendant plusieurs mois La prévention repose sur la vaccination par le BCG, la détection précoce et le traitement complet des malades.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site de l'Organisation mondiale de la Santé.
Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques
- Porter des vêtements longs et couvrants ;
- Appliquer des produits répulsifs cutanés sur les zones découvertes du corps ;
- Protéger son logement (moustiquaires imprégnées d’insecticide, diffuseurs électriques, serpentins à l’extérieur, climatisation, etc.) ;
- Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.
Règles d'hygiène alimentaire
- Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou des solutions de lavage hydroalcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
- Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
- Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
- Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant).
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
Infections sexuellement transmissibles (IST)
Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.
La prévalence du VIH, de la syphilis et d’autres IST est élevée et les capacités de diagnostics et de traitement sont limités.
Prévention des risques généraux
- Déplacements et route : privilégier les transports fiables, éviter la conduite de nuit, porter la ceinture/casque, se méfier des deux-roues et des conditions locales de circulation.
- Baignade et milieu aquatique : se baigner dans des zones surveillées, se renseigner sur les courants, éviter l’alcool avant baignade, sortir de l’eau en cas de fatigue ou de conditions locales défavorables.
- Animaux : se tenir à distance des cadavres d’animaux et de leurs déjections ; ne pas toucher ni nourrir les animaux, même familiers. En cas de morsure/griffure/léchage sur peau lésée, laver immédiatement à l’eau et au savon et consulter en urgence.
- Eaux douces et sols humides : éviter de marcher pieds nus ou de se baigner dans les eaux stagnantes ou douteuses ; porter des chaussures adaptées.
- Envenimations (serpents, scorpions, araignées, méduses) : ne pas manipuler d’animaux ou leurs cadavres, porter chaussures fermées et vêtements couvrants, vérifier vêtements/chaussures ; en cas de piqûre ou morsure, immobiliser, nettoyer et consulter rapidement.
- Climat et environnement : se protéger de la chaleur (hydratation, éviter les heures chaudes), du soleil (vêtements, protection solaire), et du froid ou de l’altitude selon la destination.
- Exposition à des substances toxiques ou environnementales : se protéger de l’exposition à la pollution et aux produits chimiques environnementaux.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Papouasie-Nouvelle-Guinée (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)
Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.