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Voyager en Tunisie

Cette page reprend les fiches « Sécurité », « Entrée / séjour » et « Santé » du ministère français (mise à jour le 15 septembre 2026). Elles font foi : relisez-les juste avant de partir.

Sécurité et conseils officielsVérifié

L’état d’urgence est en vigueur depuis le 24 novembre 2015. Il est régulièrement prorogé et toujours d’actualité sur l’ensemble du territoire tunisien.

Zones de vigilance

Dernière actualisation le 13/03/2026, information toujours valable à la date du jour

Extrême Sud du pays

La région saharienne proche des frontières avec la Libye et avec l’Algérie est formellement déconseillée. Elle correspond à une zone militaire instaurée au mois d’août 2013 par les autorités tunisiennes, les déplacements y sont, en tout état de cause, soumis à une autorisation préalable.

Centre-ouest du pays, massifs montagneux près de la frontière tuniso-algérienne

Il est formellement déconseillé de se rendre dans la zone montagneuse de l’Ouest (monts d’Orbata, Selloum, Semema, Chambi et Mghila), car pouvant abriter différentes activités terroristes, et proches de zones militarisées ou minées.

Des opérations liées à la lutte anti-terroriste y sont menées régulièrement.

Sud du pays

Les déplacements sont déconseillés, sauf raison impérative, dans la zone désertique au sud et à l’Est de la ligne Bir Rijm Maatoug - Borj Bourguiba -Ben Guerdane (cette dernière ville étant comprise dans la zone formellement déconseillée).

Massifs montagneux du centre-ouest du pays

Les zones entre les monts Chambi, Semema et Mghila, la partie au sud du Mont Selloum, ainsi que les alentours du Mont Orbata sont déconseillés sauf raison impérative car ayant pu abriter différentes activités terroristes, et proches de zones militarisées ou minées.

Il convient de se renseigner auprès des autorités locales en cas de déplacement dans les zones rurales comprises entre Kasserine, Sbeitla, Sidi Bouzid et Gafsa, hors des principaux axes routiers (Gafsa-Kasserine et Gafsa-Sidi Bouzid). Ceux-ci peuvent être empruntés à condition de ne pas s’en écarter.

Nord-ouest

Dans les gouvernorats de Jendouba et du Kef, il est recommandé sauf raison impérative de ne pas s’approcher, y compris en randonnée, à moins de cinq kilomètres de la frontière algérienne en dehors des axes routiers menant aux postes-frontières officiels, qui peuvent être empruntés en véhicule (pour mémoire, l’Algérie demande un visa pour l’entrée des Français sur son territoire).

Zones de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)

Dans le gouvernorat du Kef, il est recommandé d’effectuer la visite du site de la Table de Jugurtha dans le cadre de circuits organisés par des guides de voyage en lien avec les autorités locales.

Le reste du territoire est en vigilance renforcée.

Risque lié aux mouvements sociaux et manifestations

Les mouvements sociaux et manifestations, souvent spontanés, peuvent provoquer des difficultés de circulation automobile. Il est recommandé de se tenir à distance de ces rassemblements. En fonction des événements, des mesures de sécurité renforcées, y compris des interdictions de circuler ou des couvre-feux sont parfois mis en place, interdisant l’accès à certaines zones (dans le centre-ville de Tunis et autour du palais présidentiel à Carthage notamment). Il est important de se conformer strictement aux injonctions des forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire.

Terrorisme

Plusieurs attentats terroristes et actes de violences ont eu lieu au cours des dernières années (en mars 2015 au Bardo et à Sousse, à Tunis en 2019 et mars 2020, à Sousse en septembre 2020 et enfin à Djerba en mai 2023). Les forces de sécurité tunisiennes constituent la principale cible des dernières attaques. Il est donc recommandé de se tenir, autant que possible, à distance des lieux devant lesquels ces forces sont stationnées.

Les massifs montagneux du centre-ouest (monts Chambi, Selloum, Mghila, Orbata et Semema) peuvent abriter différentes activités terroristes. Il est fortement déconseillé de se rendre dans ces zones.

Des organisations terroristes profèrent régulièrement des menaces à l’encontre des intérêts ou ressortissants occidentaux. Les Français résidant ou désirant se rendre en Tunisie sont appelés à faire preuve de vigilance renforcée et à se conformer aux consignes de sécurité figurant sur ce site.

Criminalité

La délinquance de voie publique est relativement maîtrisée en Tunisie.

De manière générale, il est recommandé, notamment dans les lieux touristiques, de veiller à ses sacs et effets personnels, en évitant d’afficher ostensiblement des objets de valeur. Enfin, il est rappelé que des peines sévères de prison sont encourues en Tunisie pour l’importation, la détention ou la consommation de drogue (même en petite quantité).

Introduction de devises étrangères

Il est obligatoire de déclarer ses devises en numéraire à l’entrée en Tunisie.

Le voyageur non-résident ne pourra réexporter un montant en devises supérieur à la contre-valeur de 5 000 dinars tunisiens (environ 1 500 €). Toute sortie de devises en numéraire qui serait supérieure à cette somme n’est possible que sur présentation de la déclaration d’importation de devises en numéraire qui aura été établie lors de l’entrée sur le territoire tunisien (des guichets existent dans les ports et aéroports). Cette réglementation est observée de manière stricte par les agents des douanes qui saisissent systématiquement les sommes supérieures à ce montant.

L’usage de cartes bancaires est généralisée dans l’ensemble du pays (paiements et ATM).

Recommandations générales

De manière générale, les résidents et les voyageurs français sont invités à consulter régulièrement le site de l’ambassade et du consulat général de France en Tunisie.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tunisie (sécurité), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Entrée et séjourVérifié

Ressortissants uniquement français

Depuis le 1er janvier 2025, tous les visiteurs sont tenus de présenter un passeport d’une validité minimale de 3 mois à la date d’entrée sur le territoire.

Le visa n’est pas nécessaire pour un séjour d’une durée inférieure ou égale à trois mois.

Au-delà de trois mois, un visa et une carte de séjour doivent être obtenus auprès du ministère de l’Intérieur. En cas de séjour irrégulier, la sortie du territoire doit être autorisée par la Direction des frontières et des étrangers et elle est généralement subordonnée au paiement d’une amende dont le montant est proportionnel à la durée de dépassement constatée.

Les ressortissants français possédant également la nationalité tunisienne (double-nationaux franco-tunisiens) doivent impérativement présenter :

Attention : à l’embarquement en Tunisie, les compagnies aériennes ou maritimes n’acceptent pas les passagers démunis de titres leur permettant d’entrer sur le territoire français. Les voyageurs dont le passeport français ou la carte d’identité sont périmés au cours de leur séjour en Tunisie s’exposent au risque d’être bloqués en Tunisie et de ne pas pouvoir retourner en France. À noter que, conformément à la réglementation française, le consulat général ne délivre pas de laissez-passer aux voyageurs qui ont négligé de se faire délivrer un document d’identité et de voyage français préalablement à leur départ.

NB : Les cartes nationales d’identité délivrées entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013 sont encore valables 5 ans après la date de fin de validité indiquée au verso, mais aucune modification matérielle de la carte plastifiée n’en atteste. Attention : cette prolongation ne s’applique pas aux cartes délivrées aux mineurs (la durée de validité reste de 10 ans).

En conséquence, de façon à éviter tout désagrément pendant son voyage, il est fortement recommandé de privilégier l’utilisation d’un passeport valide plutôt qu’une CNIS portant une date de fin de validité dépassée, même si elle est considérée par les autorités françaises comme étant toujours en cours de validité, notamment pour les personnes voyageant sur les compagnies maritimes au départ de Tunisie. En effet, plusieurs cas de ressortissants français voyageant sur les compagnies maritimes opérant à partir de la Tunisie et qui n’ont pu accéder au bateau sur présentation de la seule CNIS ont été rapportés.

Les voyageurs circulant uniquement avec leur carte nationale d’identité, peuvent télécharger et imprimer une notice multilingue (PDF - 217 Ko) expliquant ces règles.

Séjour des mineurs

Un parent ne possédant pas la nationalité tunisienne et se déplaçant en Tunisie accompagné d’enfants mineurs ayant la nationalité tunisienne, doit se munir de leur passeport tunisien et d’une autorisation de sortie du territoire tunisien établie par le conjoint de nationalité tunisienne devant une autorité tunisienne (consulats tunisiens en France ou municipalités en Tunisie). Cette règle doit être strictement observée, notamment en cas de conflit parental.

Le parent de nationalité tunisienne qui refuserait d’établir cette autorisation a aussi la possibilité de faire établir une mesure d’interdiction de sortie du territoire tunisien ; la levée de cette interdiction peut être demandée auprès des juridictions locales

L’autorisation de voyage n’est pas exigée à la sortie du territoire tunisien pour le parent se déplaçant en Tunisie accompagné d’enfants français. Néanmoins, dans le cas où les noms de famille des enfants français différent de celui du parent accompagnant, la production du livret de famille sera nécessaire afin de prouver le lien de filiation.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tunisie (entrée et séjour), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Passeport obligatoire : précisions complémentairesÀ confirmer

À vérifier avant de partir Certains guides (dont une version de Lonely Planet) indiquent encore que la carte d’identité suffit : c’est périmé.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tunisie (entrée et séjour) (source officielle) ; Tourmag, Tunisie : passeport ou carte d’identité, le point (presse professionnelle du tourisme) ; VisasNews, Tunisie : passeport obligatoire depuis le 1er janvier 2025 (site spécialisé)

SantéVérifié

Avant le départ

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.

Pour plus d'information, consulter la rubrique "La santé en voyage".

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Vaccinations

Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.

Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :

Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.

Fièvre du Nil occidental (West Nile Virus)

La fièvre du Nil occidental (West Nile Virus) est une maladie des oiseaux transmise à l’humain par l’intermédiaire de piqûres de moustiques infectés.

La maladie est souvent asymptomatique ou bénigne (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, frissons, éruption cutanée) mais dans de rares cas, des complications de type neurologique peuvent survenir (méningite, encéphalite) et entrainer des séquelles voire le décès.

Il n’existe pas de vaccin contre cette maladie pour les humains, la prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur et le site du ministère de la Santé.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau contaminée par des matières fécales d’origine humaine. L’infection résulte le plus souvent de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, ou d’une transmission directe de personne à personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent fièvre, maux de tête, perte d’appétit, douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, fatigue et parfois, éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.

Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.

Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.

Rage

La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.

Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires et le site de l'Institut Pasteur.

Il existe une recrudescence des cas de rage car de nombreux chiens errants sont présents aux abords des grandes villes et peuvent attaquer les promeneurs.

Mesures générales de prévention des piqûres de moustiques

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé et le site de l'Assurance Maladie.

Règles d'hygiène alimentaire

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Infections sexuellement transmissibles (IST)

Il est recommandé d’éviter les comportements sexuels à risque et de prendre toutes les précautions d’usage. En cas d’exposition à un risque, il est recommandé de consulter au plus tôt un professionnel de santé.

Pour plus d’informations, consulter le site du ministère en charge de la Santé.

Aucune attestation de séropositivité ne conditionne l’accès au pays. Toutefois, les établissements hospitaliers amenés à soigner des porteurs étrangers du VIH-Sida sont tenus de les signaler aux services de la santé et de la police.

Prévention des risques généraux

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tunisie (santé), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.

Ambassade, consulats et urgencesVérifié

Retrouver dans cette rubrique des informations de contact relatives aux administrations, services et organismes locaux.

Numéros utiles

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, fiche Tunisie (contacts utiles), mise à jour le 15 septembre 2026 (source officielle)

Texte repris de la fiche officielle mise à jour le 15 septembre 2026, sans modification de sens (licence Etalab 2.0). Les conseils évoluent : relisez la fiche d’origine juste avant le départ.